Angers: Seize étudiants brûlés et tatoués lors d'un bizutage

FAITS DIVERS Des étudiants des arts et métiers ont subi le 11 octobre un rituel de passage qui aurait mal tourné...

F.B.

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Un étudiant de l'Ensam (Ecole nationale supérieure des arts et métiers) en tenue de bizutage quitte son école, le 14 octobre 1997 à Lille, à la suite de l'annonce de la fermeture temporaire de celle-ci pour des bizutages abusifs
Un étudiant de l'Ensam (Ecole nationale supérieure des arts et métiers) en tenue de bizutage quitte son école, le 14 octobre 1997 à Lille, à la suite de l'annonce de la fermeture temporaire de celle-ci pour des bizutages abusifs — OLIVIER MORIN AFP

Seize étudiants de l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers (Ensam) d’Angers ont été brûlés et tatoués aux bras lors d’une soirée d’intégration, rapporte Le Monde. Les faits se sont passés le 11 octobre à l’occasion de la « période de transmission des valeurs ». Un rituel initiatique, similaire à du bizutage, a mal tourné : seize étudiants de première année ont été victimes de brûlures, en l’occurrence des chiffres marqués sur la peau, à l’aide d’une cuiller en métal chauffée à blanc.

Une vraie brûlure au lieu d’un glaçon

« Il y a un mythe qui veut que chaque gadz’art [surnom que se donnent les étudiants de l’Ensam] a le numéro de sa famille tatoué sur la fesse. Normalement, c’est une espèce de mise en scène où on fait croire aux premières années qu’on va les tatouer. On passe un glaçon (pour simuler la brûlure) et après tout le monde rigole. Mais là, les choses ont été mal maîtrisées », justifie Laurent Champaney, directeur général de l'Ensam.

Selon Le Monde, aucune plainte n’a été déposée. Ni par les étudiants, ni par leurs familles, ni par l’école. Personne n’a été hospitalisé, indique l’établissement.

Enquête de l’Education nationale

Le ministère de l’Education nationale a été alerté. L’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) a ouvert une enquête.

L’Ecole nationale supérieure des arts et métiers a été à plusieurs reprises pointée du doigt pour ses pratiques de bizutage ces dernières années. Le bizutage est un délit interdit par la loi depuis 1998.