Toulouse: Ce que l'on sait sur la mort de deux hommes qui fuyaient la police

FAITS DIVERS Deux trentenaires ont trouvé la mort dans la nuit de samedi à dimanche à Toulouse, alors qu'ils tentaient de fuir la police à bord d'un puissant bolide. Ce que l'on sait de ce drame à ce stade...

Hélène Menal

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Une voiture de police. Illustration.
Une voiture de police. Illustration. — FRED SCHEIBER
  • Deux hommes sont morts dans la nuit de samedi à dimanche à Toulouse alors qu’ils fuyaient les forces de l’ordre en voiture.
  • Le dispositif d’interception avait été mis en place après un refus d’obtempérer.
  • Une enquête est ouverte pour déterminer les causes de l’accident.

Deux hommes, âgés de 33 et 36 ans, ont trouvé la mort dans la nuit de samedi à dimanche à Toulouse. Leur voiture, une puissante  Megane RS, qui roulait en direction de la Ville rose, entre le péage de l' A68 et le périphérique, a percuté un rail de sécurité vers 3h du matin.

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Les deux occupants, deux Toulousains, fuyaient à grande vitesse un « dispositif d’interception », mis en place parce qu’ils avaient commis un refus d’obtempérer. Mais aucune voiture de police ne les pourchassait directement au moment de l’accident, selon le parquet.

Ils ont tenté de percuter des gendarmes

« Une vidéo montre que la première patrouille de police est arrivée sur les lieux 45 secondes après l’accident, ce qui à vitesse élevée représente une distance considérable », indique Pierre-Yves Couilleau, le procureur de la République de Toulouse. La patrouille en question venait de repérer les fuyards du haut d’un pont surplombant la voie rapide.

Les premiers élèments fournis par le parquet permettent de retracer une chronologie de ce drame. Le refus d’obtempérer a eu lieu boulevard Eisenhower, du côté du Mirail. La Mégane s’est ensuite engagée sur la rocade puis a quitté Toulouse en direction d’Albi en prenant la nationale, notamment via la commune de l’Union, puis des axes secondaires.

Selon Pierre-Yves Couilleau, les fuyards ont tenté de percuter à plusieurs reprises un véhicule de gendarmerie bien moins puissant venu en renfort.

Ils ont ensuite repris la direction de Toulouse en s’engageant sur l’A68.

Les deux victimes étaient connues des services de police, pour des vols, vols avec arme, recel et délits routiers. Une enquête a été ouverte pour déterminer avec exactitude les causes de l’accident.