Accident à Millas: Les barrières du passage à niveau étaient «levées», a assuré la conductrice aux enquêteurs

ENQUETE Le procureur a cependant précisé que «le bloc d'articulation (de la barrière) endommagé dans l'accident était en position fermée»...

H. B. avec AFP

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Une collision entre un autocar scolaire et un train à Millas a fait au moins cinq morts, le 14 décembre 2017.
Une collision entre un autocar scolaire et un train à Millas a fait au moins cinq morts, le 14 décembre 2017. — SIPA

Elle confirme sa première déclaration. Le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, a indiqué samedi que la conductrice du car scolaire, percuté jeudi par un train à Millas dans les Pyrénées-Orientales, avait été entendue par les enquêteurs et leur avait assuré que les barrières du passage à niveau étaient « levées » lors de sa traversée des voies.

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Il a cependant précisé que « le bloc d’articulation (de la barrière) endommagé dans l’accident était en position fermée ». L'enquête​ doit désormais montrer si cette position fermée est « la résultante de l’accident » ou si la barrière avait normalement fonctionné.

La conductrice en état de choc

La conductrice est une mère de famille « en état de choc », a confié le procureur, après l'audition de cette dernière par les enquêteurs. « Elle indique que selon elle les barrières étaient levées », a ajouté le magistrat, soulignant que le bus scolaire « roulait à 12 kmh au moment du choc ». Il a en outre précisé que les enquêteurs allaient « essayer de redéfinir le champ de vision de la conductrice à sa hauteur par un drone. »

« Il y a un important travail qui a été réalisé et il y a encore beaucoup d'auditions auxquelles il faut procéder pour qu'on puisse déterminer les circonstances précises de cet accident », a-t-il souligné à des journalistes, après avoir lui-même examiné la scène du drame à Millas et s'être entretenu avec les enquêteurs.