VIDÉO. Millas: Ce que l'on sait de l'accident mortel entre un bus scolaire et un train

FAITS DIVERS Le dernier bilan fait état de quatre enfants décédés et 20 blessés, dont dix sont en situation d'urgence absolue...

Nicolas Bonzom

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Une collision entre un train et un bus scolaire a fait quatre morts et une vingtaine de blessés près de Millas, dans les Pyrénées-Orientales, le 14 décembre 2017.
Une collision entre un train et un bus scolaire a fait quatre morts et une vingtaine de blessés près de Millas, dans les Pyrénées-Orientales, le 14 décembre 2017. — Matthieu Ferri/France Bleue/AP/SIPA

« Une véritable scène de guerre. » C’est ainsi que le préfet des Pyrénées-Orientales, Philippe Vignes, a décrit la dramatique collision entre un train et un car scolaire survenue près d’un passage à niveau à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, jeudi après-midi. Le bilan est lourd, avec quatre enfants tués et 20 blessés, dont 10 dans un état d’urgence absolue. Le Premier ministre Edouard Philippe s’est rendu sur place et Emmanuel Macron a promis une « mobilisation totale » de l’Etat.

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Que s’est-il passé ?

Un bus scolaire a percuté un train TER sur l’axe Perpignan/Villefranche-de-Conflent, ce jeudi peu après 16h00, au niveau d’un passage à niveau. « Le car a vraiment été coupé en deux par le train qui passait », a déclaré le maire de la commune voisine Saint-Féliu-d’Amont, Robert Olive, évoquant une « vision d’horreur ».. Dans ce bus, se trouvaient une vingtaine d’enfants du collège Christian-Bourquin de Millas, âgés de 13 à 17 ans, et sa conductrice. Selon Barbara, une passagère du train citée par L’Indépendant, « le choc a été très violent et on a eu l’impression que le train allait dérailler et se coucher ».

Quel est le bilan de l’accident ?

Vingt-quatre personnes ont été impliquées dans cet accident, dont une vingtaine d’enfants âgés de 13 à 17 ans, scolarisés au collège Christian-Bourquin de Millas. « Quatre décès ont été constatés, dix personnes sont en situation d’urgence absolue et dix en urgences relatives, transférées vers le centre hospitalier de Perpignan, Toulouse et Montpellier », précise la Préfecture des Pyrénées-Orientales, dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est rendu sur les lieux de la collision près de Millas, le 14 décembre 2017.
Le Premier ministre Edouard Philippe s'est rendu sur les lieux de la collision près de Millas, le 14 décembre 2017. - RAYMOND ROIG / AFP

Le Premier Ministre Edouard Philippe a indiqué que les blessés ont été transportés dans « divers établissements hospitaliers de la région ». « L’identification des victimes et l’information des familles a été faite dans la nuit de manière exhaustive », a ajouté à l’AFP une responsable de la préfecture des Pyrénées-Orientales.

Quelles sont les circonstances de l’accident ?

Pour l’heure, les circonstances dans lesquelles s’est déroulé le drame ce jeudi après-midi sur ce passage à niveau de Millas sont floues. « L’ouverture d’une enquête judiciaire doit permettre d’éclaircir les circonstances de cet accident, a indiqué Edouard Philippe. Une enquête administrative du Bureau Enquête Accident a également été ouverte. » « Il y a beaucoup d’incertitudes à ce stade de l’enquête », a déclaré à l’AFP Jean Valéry Letterman, le commandant-adjoint de la région de gendarmerie d’Occitanie.

La SNCF a indiqué, de son côté, indique l’AFP, que « selon des témoins, le passage à niveau a fonctionné normalement, mais il faut évidemment que cela soit confirmé par l’enquête ». Il s’agirait d’un passage à niveau « classique » doté d’une signalisation automatique et de deux barrières, a précisé l’entreprise ferroviaire, selon laquelle le passage « n’était pas considéré comme particulièrement dangereux ».

« Il y a beaucoup d’incertitude à ce stade de l’enquête », a confirmé à l’AFP Jean Valéry Letterman, commandant adjoint de la région gendarmerie Occitanie, responsable de l’ex-Languedoc-Roussillon. « Un travail de secours est effectué par les pompiers, un travail d’identification des victimes par les gendarmes et un travail d’enquête dont sont également chargés les gendarmes », a-t-il ajouté.