Yvelines: Des employés d'une usine de parfums soupçonnés d'avoir volé plus de 1.000 flacons en un mois

FAITS DIVERS Le préjudice est estimé à quelque 80.000 euros…

Caroline Politi

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Une voiture de police. Illustration.
Une voiture de police. Illustration. — FRED SCHEIBER
  • Quatre personnes ont été mises en examen, l’une d’entre elles a été placée en détention provisoire.
  • Une information judiciaire a été ouverte.

Ils sont soupçonnés d’avoir dérobé ou revendu plus d’un millier de parfums en à peine un mois pour un préjudice avoisinant les 80.000 euros. Ce samedi, deux hommes et deux femmes, âgés de 22 à 49 ans ont été mis en examen pour vol, complicité ou recel, a appris 20 Minutes de sources concordantes. Le plus âgé, qui se trouvait en situation de récidive légale, a été placé en détention provisoire. Une cinquième personne, une femme de 27 ans, fait l’objet d’une procédure distincte pour recel.

L’enquête, menée par la sûreté départementale de Conflans-Saint-Honorine, démarre fin octobre par une plainte de l’entreprise Fareva à Poissy, dans les Yvelines. L’usine, spécialisée dans la fabrication de parfums pour des grandes marques à l’instar de Rochas, Gucci ou Dolce et Gabbana, a constaté depuis plusieurs semaines de nombreuses disparitions sur la chaîne de production.

Flacons à prix cassé

Une annonce postée sur Facebook quasiment au moment des premiers vols intrigue les enquêteurs : une jeune femme propose à prix cassé des parfums dont certains sont exclusivement produits par Fareva. Lors de son interpellation, mardi dernier, une trentaine de flacons sont retrouvés à son domicile. Aux policiers, la jeune femme confie être approvisionnée par deux salariés, une mère employée depuis 20 ans dans l’entreprise et son fils qui l’a rejoint cet été.

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Tous deux sont interpellés, ainsi que la petite amie du fils. Une centaine de parfums sont saisis chez eux lors de la perquisition. « En garde à vue, le jeune homme a reconnu qu’il sortait une petite caisse de parfums par semaine », assure une source policière. Il indique également le nom d’un complice, un gardien d’immeuble de Poissy, qui joue le rôle de receleur. Quelque 26.000 euros en liquide ainsi que 900 parfums ont été retrouvés chez lui. L’homme achetait, semble-t-il, les parfums aux employés une dizaine d’euros et les revendait en Roumanie pour 25 euros. Une information judiciaire a été ouverte ce week-end, notamment pour déterminer si d’autres employés ont pu participer aux vols.