Le chien mutilé à Fourmies souffrait d’une maladie infectieuse

FAITS DIVERS Après l’appel au calme de la SPA, ce sont les gendarmes qui tiennent à clarifier certains points de l’enquête…

Mikaël Libert
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Gravement blessé, l'animal a été euthanasié.
Gravement blessé, l'animal a été euthanasié. — SPA
  • Découvert chez un particulier, l’animal « présentant des lésions au niveau de la peau et dans un état de santé déplorable » a été euthanasié le jour même.
  • Le propriétaire « s’était rendu à quatre reprises chez le vétérinaire ».
  • Les résultats d’autopsie sont toujours attendus.

Une affaire qui enflamme l’opinion. Près d’une semaine après la découverte d’un chien dans un état de santé déplorable à Fourmies, dans le Nord, les gendarmes chargés de l'enquête ont décidé de communiquer sur l’avancée des investigations. Contacté, lundi, par 20 Minutes, le parquet d’Avesnes-sur-Helpe avait refusé de s’exprimer.

Retour sur les faits

Les militaires sont d’abord revenus sur les faits. Mercredi dernier, une patrouille de la gendarmerie de Fourmies a accompagné des membres de la SPA d'Hirson, dans l’Aisne, chez un habitant de Fourmies, propriétaire d’un « chien croisé staff non catégorisé », âgé de deux ans. Les militaires ont précisé qu’ils agissaient « sur dénonciation ».

A leur arrivée sur place, ils ont découvert l’animal « présentant des lésions au niveau de la peau et dans un état de santé déplorable », expliquent les enquêteurs, précisant que « L’état du chien ne permettant pas sa survie » et qu’il avait été euthanasié le jour même.

Une maladie infectieuse diagnostiquée

Les investigations des gendarmes leur ont permis de découvrir que le propriétaire du chien « s’est rendu à quatre reprises chez le vétérinaire qui avait diagnostiqué une maladie infectieuse » pour laquelle des traitements avaient été prescrits. Ces informations laissent supposer aux gendarmes que le propriétaire du chien « en prenait soin ».

Néanmoins, la gendarmerie a insisté sur le fait que les résultats de l'autopsie, pratiquée vendredi, étaient toujours attendus et que « Les investigations sont en cours et la réalité des faits n’est pas encore établie ». Ils ont aussi assuré que s’il était prouvé que l’animal avait subi des violences, « les auteurs seraient poursuivis ».

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Par ailleurs, la gendarmerie a évoqué les très nombreuses réactions, notamment sur les réseaux sociaux, après que cette affaire a été rendue publique. Ils ont affirmé que cela s’était traduit par « une certaine pression, voire des actes malveillants contre le propriétaire de l’animal ».