Seine-Maritime. Condamné pour avoir drogué sa femme afin d'obtenir des faveurs sexuelles

JUSTICE « C’était pour qu’elle se détende », a déclaré un quadragénaire condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir drogué sa femme afin d’obtenir des faveurs sexuelles…

20 Minutes avec agence

— 

Illustration de médicaments.
Illustration de médicaments. — Pixabay

Un homme de 48 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Dieppe (Seine-Maritime), ce mardi, pour avoir régulièrement mélangé des calmants aux boissons de son épouse. Il aurait agi ainsi pour obtenir davantage de faveurs sexuelles de sa femme, rapporte Paris-Normandie.

Il sombre dans l’alcoolisme

Le couple, marié en 1993, souffrait du penchant pour l'alcool du quadragénaire. Une addiction qui s’est renforcée après un accident de la circulation et un long arrêt maladie, en 2007. L’homme pouvait boire jusqu’à une bouteille de pastis par jour, une dépendance devenue insupportable pour son épouse. En effet, lorsqu’il était ivre, son mari devenait très pressant pour obtenir des relations sexuelles.

>> A lire aussi : VIDEO. La fille de Jerry Lee Lewis pense que sa femme le drogue à son insu

Pour parvenir à ses fins, il a alors commencé à verser de conséquentes doses de calmants dans les boissons que buvait sa femme. Cette dernière a fini par s’apercevoir de la manœuvre : « Ce sont des messages téléphoniques de mon fils aîné qui m’ont avertie. Une fois, le jus de raisin était très amer et j’ai demandé à mon mari de le goûter, il n’a pas voulu et l’a jeté dans l’évier ».

18 mois de prison ferme

Le couple a fini par se séparer en 2015 et l’homme ne l’a pas supporté. Après des messages téléphoniques malveillants chargés d’insultes et de chantage au suicide, dans lesquels il avouait avoir mis des médicaments dans les boissons de son ex-compagne, il a été interpellé.

« C’était pour qu’elle se détende », a-t-il déclaré lors de son audition. Les juges de Dieppe ont condamné l’individu, absent à la barre, à 18 mois de prison ferme. Il devra aussi verser 2.000 euros de dommages et intérêts à sa victime qui, elle, était présente.