Isère: Plusieurs chiens de chasse abattus par balle et enterrés dans un bois

FAITS DIVERS Il pourrait s’agir d’animaux volés qui étaient destinés à être revendus à l’étranger…

C.G.

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Six cadavres de chiens de chasse ont été découverts dans un bois de l'Isère.
Six cadavres de chiens de chasse ont été découverts dans un bois de l'Isère. — G. Lacz / Sipa

Six d’entre eux ont été retrouvés dans un bois, en Isère. Six chiens de chasse enterrés. Des cadavres d’animaux, abandonnés, découverts dimanche matin par un promeneur dans le secteur de Bouvesse-Quitieu. Un signe distinctif : la plupart d’entre eux avaient l’oreille mutilée. Histoire de ne pas pouvoir identifier le tatouage qui était inscrit dessus.

Sic chiens de chasse abattus par balle et enterrés dans un bois ont été retrouvés dans un bois dans le secteur de Bouvesse-Quirieu dans l'Isère.
Sic chiens de chasse abattus par balle et enterrés dans un bois ont été retrouvés dans un bois dans le secteur de Bouvesse-Quirieu dans l'Isère. - Maps4News

Deux Jack Russell, un griffon et un Bleu de Gascogne figuraient notamment parmi les dépouilles. Reste à savoir s’il s’agit d’un chenil qui s’est débarrassé de ses bêtes ou s’il s’agit d’une autre affaire.

Abattus par balles

Selon les premiers éléments, les enquêteurs pencheraient davantage pour la seconde hypothèse car les animaux ont été abattus par balles de petits calibres, comme le révèle Le Dauphiné Libéré. Les constations du vétérinaire sont formelles sur ce point. Il pourrait s’agir d’un règlement de compte dans le milieu de la chasse ou le résultat d’un trafic d’animaux.

Selon Le Parisien, les vols de chiens de chasse se multiplient. Plusieurs cas ont été signalés dans l’Ain, département voisin. Les canidés très convoités pour leur valeur, sont parfois dérobés à leur propriétaire, pour être ensuite revendus par le biais de réseaux, notamment à l’étranger. Certaines bêtes peuvent se négocier entre 1.500 et 2.500 euros.

Celles qui ont été découvertes dans l’Isère, pourraient être des animaux, qui n’ont pas trouvé preneur lors d’une revente illégale. Et qu’on aurait ensuite éliminé pour ne pas avoir à les nourrir ou les entretenir trop longtemps.

Une enquête, ouverte pour « destruction d’animaux sans nécessité », a été confiée à la brigade de gendarmerie de Montalieu-Vercieu.