Seine-et-Marne: Un professeur bientôt jugé pour une «histoire d’amour» avec une collégienne

FAITS DIVERS Le professeur a été emmené au commissariat par le beau-père de l’adolescente qui avait découvert la relation…

Floréal Hernandez

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Un avocat. (Illustration)
Un avocat. (Illustration) — M.LIBERT/20 MINUTES

Il s’agissait d’une « relation amoureuse », selon la collégienne. Un professeur de mathématiques du collège Fernand-Gregh de Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne) de 31 ans vient d’être suspendu pour une relation avec l’une de ses élèves âgée de 14 ans. L’enseignant doit être jugé le 27 novembre au tribunal de Fontainebleau.

Un professeur du collège Fernand-Gregh de Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne) a entretenu une relation avec une de ses élèves de 14 ans.
Un professeur du collège Fernand-Gregh de Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne) a entretenu une relation avec une de ses élèves de 14 ans. - Maps4News

C’est le beau-père de l’ado qui a découvert cette liaison. Le 5 novembre, il a alors emmené de force l’enseignant au commissariat. Le professeur se trouvait dans sa voiture, stationnée à proximité du domicile familial, a relaté à l’AFP Guillaume Lescaux, le procureur de Fontainebleau.

Le début de la relation date du mois de juin

Les deux hommes ont été placés en garde à vue et sont poursuivis : l’enseignant pour corruption de mineur de moins de 15 ans et atteinte sexuelle sur mineur de moins de 15 ans par personne abusant de l’autorité de ses fonctions, et le beau-père pour violences et séquestration.

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Selon Le Parisien qui a révélé cette histoire, le professeur et son élève se seraient rapprochés en février dernier, en dialoguant via le réseau social Instagram, et auraient entamé une relation en juin.

« Même quand il y a consentement, un adulte ne peut pas avoir de relations sexuelles avec un mineur de moins de 15 ans. Et, quand on est en position d’autorité, le consentement n’est possible qu’à partir de 18 ans », rappelle le magistrat, alors que la question du consentement sexuel des mineurs fait débat après deux décisions judiciaires contestées.

Mercredi, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé que le gouvernement envisageait d’instaurer une présomption de non-consentement à un acte sexuel pour les mineurs en deçà d’un âge qui reste à déterminer – 13, 14 ou 15 ans –, dans une loi « autour du printemps ».