Côte d'Azur: Un vaste trafic de véhicules de luxe volés démantelé entre l'Italie et la France

COUP DE FILET Les auteurs détournaient des voitures de locations en Italie, qu’ils réimmatriculaient avant de les revendre via une société française…

F.Bi.

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Une partie des véhicules retrouvés lors des perquisitions
Une partie des véhicules retrouvés lors des perquisitions — Gendarmerie des Alpes-Maritimes

Les investigations ont été menées pendant 16 mois avant un impressionnant coup de filet la semaine dernière. Quelque 150 gendarmes déployés sur la Côte d’Azur mais aussi dans les départements des Bouches-du-Rhône, de l’Hérault, du Nord et du Var le 7 novembre ont interpellé sept personnes dans le cadre d’un vaste trafic de véhicules de luxe organisé entre l’Italie et la France, a-t-on appris de la gendarmerie des Alpes-Maritimes ce mercredi.

Les auteurs présumés détournaient des véhicules de location italiens et les réimmatriculaient en France avant que ces derniers ne soient signalés volés en Italie. Une deuxième cellule revendait les voitures en France, par le biais d’une société.

Ferrari, Maserati et Mercedes…

Ce très organisé trafic avait déjà permis d’écouler de nombreux véhicules. Dix-sept autres, dont une Ferrari Modena, une Maserati Quattroporte, une Mercedes Classe A 45 AMG, ont été saisies lors des perquisitions en même temps que de nombreuses montres de luxe, du matériel high-tech et plus de 37.000 euros en liquide, précisent encore les gendarmes.

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L’affaire avait en fait débuté au mois de juin 2016, avec la découverte d’un véhicule volé à Valbonne, près de Cannes. Les investigations des enquêteurs de la brigade des recherches de Nice et du groupe intervention régional de Nice les menaient jusqu’à deux garages suspects situés dans l’arrière-pays niçois pour l’un et près de Cannes pour l’autre.

Sur les sept interpellés, trois ont été déférés devant le juge d’instruction de la JIRS de Marseille et mis en examen. Deux ont été écroués et le troisième a été placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès.