Fécamp: Ils volent pour 35.000 euros de smartphones, la police les suspecte de 22 faits similaires

FAITS DIVERS L’équipe était composée de trois hommes et deux femmes, tous appartenant à la communauté rom. Les hommes ont été condamnés à des peines de quatre mois à un an de prison…

C.Po.

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Illustration d'une voiture de police.
Illustration d'une voiture de police. — GILE MICHEL / SIPA

Leur mode opératoire était particulièrement bien rodé. Un homme restait devant le magasin pour faire le guet. Deux autres occupaient les vendeurs pour les pousser à tourner le dos au local de stockage. Une femme, postée à l’entrée du magasin surveillait les réactions des clients pendant qu’une dernière se ruait derrière le comptoir avec un grand sac de sport pouremporter la marchandise. C’est en tout cas ainsi que les braqueurs ont procédé jeudi 11 octobre dans une boutique de téléphonie à Fécamp, en Seine-Maritime.

35.000 euros de marchandise

Il est un peu plus de 16h30 lorsqu’une des vendeuses signale au commissariat le vol de 39 smartphones dernier cri. Montant du préjudice : 35.000 euros. Les images de vidéosurveillance montrent que le vol a été commis par trois hommes et deux femmes, appartenant vraisemblablement à la communauté Rom.

Rapidement, une patrouille fait le lien avec un véhicule immatriculé en Grande-Bretagne, croisé quelques minutes auparavant. « Cette patrouille s’est dirigée vers la route du Havre en se disant qu’ils allaient peut-être reprendre le bateau pour l’Angleterre, c’est là que le véhicule a été de nouveau repéré », explique le capitaine Laurent Germe, chef de la Brigade de sûreté urbaine de Fécamp. Après plusieurs refus de s’arrêter, le véhicule est finalement immobilisé, les téléphones retrouvés dans le coffre.

Un an de prison pour deux hommes en récidive

Les suspects, âgés de 17 à 30 ans, sont, pour la majorité originaires du même village en Roumanie. Plusieurs d’entre eux sont suspectés de 22 faits similaires, en France mais également en Suisse et au Pays-Bas.

Les deux femmes, qui se présentent comme mineures, ont été convoquées en décembre par un juge pour enfant. Les hommes sont passés en comparution immédiate lundi après-midi. Deux d’entre eux, en état de récidive légale, ont écopé d’un an de prison avec mandat de dépôt. Le dernier, inconnu des services de police, ne s’est pas rendu à sa convocation. Il a été condamné par défaut à quatre mois de prison.