Meaux: Des surveillants manifestent en «solidarité» avec leurs collègues accusés de viol sur un détenu

JUSTICE Trois agents pénitentiaires de Meaux sont soupçonnés d'avoir violé un détenu à l'aide d'une matraque...

Caroline Politi

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Un couloir de prison. (Illustration)
Un couloir de prison. (Illustration) — G. VARELA / 20 MINUTES

Un rassemblement en «solidarité» avec leurs trois collègues en garde à vue. Entre 30 et 80 surveillants pénitentiaires, selon les sources, se sont rassemblés mardi soir sur le parvis du commissariat de Meaux, en Seine-et-Marne, pour soutenir leurs collègues après des accusations de viol par un détenu. 

«Il faut arrêter de jeter l'opprobe sur toute une profession»

«Nous sommes là pour dire notre solidarité avec nos collègues», a déclaré le secrétaire général CGT Pénitentiaire Christopher Dorangeville. «Il faut arrêter de jeter l'opprobre sur toute une profession, sur des agents qui ne sont a priori coupables de rien. L'administration pénitentiaire n'a d'ailleurs jusqu'à présent pris aucune mesure contre eux».

Une enquête a été ouverte après la plainte d'un détenu du centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin qui accuse trois surveillants de viol avec une matraque. Les faits allégués remontent à fin septembre. Placés en garde à vue depuis lundi, ces trois surveillants, dont un gradé, nient les faits qui leur sont reprochés, avait rapporté la semaine dernière une source proche du dossier.

Accusés de l'avoir violé à l'aide d'une barre de sondage

L'administration pénitentiaire avait déclaré le 11 octobre qu'une «demande d'explication» avait «été adressée aux agents concernés afin de prendre les mesures adaptées». Elle a précisé que la direction de l'établissement avait elle-même «avisé» le parquet. «N'ayant pas accès au dossier médical, nous ne pouvons pas donner d'indications sur l'état de santé de la personne détenue», avait-elle ajouté.

Selon M6 qui a révélé l'affaire, «après une tentative de rébellion» le détenu «aurait été immobilisé par trois surveillants» et «l'un des surveillants l'aurait alors violé à l'aide d'une matraque». L'objet incriminé serait en fait une barre de sondage, servant à tester l'intégrité des barreaux, avait précisé la source proche du dossier.