Présidentielle 2022 : Une ONG sur le terrain pour lutter contre la mal-inscription des jeunes sur les listes électorales

REPORTAGE A un mois de la date limite d’inscription sur les listes électorales, « 20 Minutes » a suivi une équipe de bénévoles de l’association A Voté, qui sensibilise les jeunes à la mal-inscription

Emilie Petit
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L'ONG A voté en action pour lutter contre la mal-inscription des jeunes sur les listes électorales — 20 Minutes

Elle serait la cause principale de   l'abstention des jeunes. Et donc le grand mal de notre siècle lorsqu’on évoque n’importe quelle élection. Couplée à d’autres facteurs, la mal-inscription sur les listes électorales a entaché les résultats des élections régionales de 2021, marquées   par une abstention record, notamment chez les 18-24 ans. Alors, pour éviter que certains Français n’aient la sensation de « se faire voler »  l'élection présidentielle, l’ONG   A Voté milite activement pour sensibiliser les mal inscrits et les abstentionnistes.

« Nous avons créé A voté au lendemain du second tour des élections départementales et régionales qui ont connu des taux d’abstention record », raconte Dorian Dreuil, coprésident de l’ONG. Atterré de voir l’abstention chez les jeunes gagner du terrain, notamment depuis  la dernière élection présidentielle en 2017, ce membre de l’Observatoire de la vie politique comme expert associé à  la Fondation Jean Jaurès décide alors de se mobiliser pour tenter d’endiguer le phénomène.

Pour « participer à une démocratie plus ouverte »

Le 11 janvier, quelques mois après le crash des élections régionales et en vue de la présidentielle de 2022, les fondateurs d’A voté lancent donc – en partenariat avec Meta, Ouest-France et 20 Minutes –  un chatbot sur WhatsApp pour permettre à n’importe qui de vérifier s’il est bien inscrit sur les listes électorales, mettre à jour ses informations personnelles en fonction de sa situation et ajouter des rappels de dates de scrutin ou de dates limites pour s’inscrire. « On a lancé ce chatbot dans le but de participer à une démocratie plus ouverte, plus inclusive, et donc où on vote », explique Dorian Dreuil. Et ainsi simplifier les démarches et lever les freins à la participation électorale, avant  le 4 mars, date limite d'inscription sur les listes.

En 2017, 7,6 millions de personnes ayant le droit de vote étaient considérées comme mal inscrits sur les listes électorales, d’après une étude de La Revue française de science politique. Parmi eux, un sur deux avait entre 25 et 29 ans. Lors de la dernière élection présidentielle, l’abstention a atteint 34 % chez les 18-24 ans et 40 % chez les 25-34 ans, selon  un sondage Ipsos/Sopra Steria.