Présidentielle 2022 : Arnaud Montebourg se démarque de Jean-Luc Mélenchon, trop « sectaire »

GAUCHE Le candidat ex-PS veut mettre la main à la pâte d’un rassemblement qui irait des gaullistes aux communistes

20 Minutes avec AFP
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Le candidate à l'élections présidentielle Arnaud Montebourg.
Le candidate à l'élections présidentielle Arnaud Montebourg. — TARDIVON JC/SIPA

Le candidat ex-PS à la présidentielle Arnaud Montebourg entend œuvrer à la recomposition de la gauche et construire un « rassemblement », en se démarquant aussi bien de Jean-Luc Mélenchon, jugé « trop sectaire », que de l’extrême droite. « Il faut que nous construisions une sorte de Conseil national de la résistance nouvelle formule, au regard des risques qui pèsent sur notre nation, allant des gaullistes aux communistes. Il se construira dans la campagne », a plaidé ce dimanche à Europe 1-Cnews-Les Echos Arnaud Montebourg, qui appelle à « s’ouvrir » et ne pas rester « sectaire ».

L’ancien ministre du Redressement productif sous François Hollande, qui s’est lancé hors parti, veut « proposer une vision du pays qui est nouvelle, qui n’a jamais été vraiment défendue à gauche, sauf à un certain moment par Jean-Pierre Chevènement », ancien ministre à la fois républicain, social et souverainiste. « Les enjeux écologiques, climatiques et de souveraineté qui sont devant nous nous obligent à restructurer la vision que la gauche a toujours eue », insiste Arnaud Montebourg.

Jean-Luc Mélenchon « ne peut pas gagner »

Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon « ne peut pas gagner, c’est une des raisons pour lesquelles je suis candidat », soutient celui qui est crédité de 2 à 4 % des intentions de vote dans les derniers sondages. « La proposition que je formule est une proposition rassembleuse. La sienne est malheureusement excessivement radicale et sectaire », épingle-t-il.

« Nous pouvons avoir une solution, une stratégie républicaine pour remonter le pays », assure le promoteur de la « remontada » et chantre de la réindustralisation. « On n’a pas besoin de l’extrême droite pour traiter les problèmes de notre pays », a-t-il ajouté, étrillant au passage Eric Zemmour, candidat putatif, un « télévangéliste dont le seul programme est : ''les Arabes à la mer'' ».