Législatives: La France insoumise refuse toute alliance avec le Parti communiste

PAS D'ACCORD Pour le parti de Jean-Luc Mélenchon, c'est la faute des Communistes...

L.Gam. avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent en conférence de presse à Paris, le 24 février 2017.
Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent en conférence de presse à Paris, le 24 février 2017. — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Le torchon brûle entre les deux formations. Ce mardi, Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, a annoncé dans un communiqué que son parti ne ferait pas alliance avec le PCF. En cause, selon lui, « des combinaisons sans principe » proposées par les communistes.

Le numéro un du PCF « Pierre Laurent a décidé de rompre les discussions », aux yeux de M. Bompard, qui en « prend acte » et le « déplore ». Un peu plus tôt, alors qu'une entente paraissait déjà compromise, le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent avait renouvelé avec « un peu de colère » son appel à un accord avec La France insoumise (LFI), prévenant qu'il ne restait que « quelques heures » pour une telle entente.

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Plusieurs raisons de blocage

Parmi les raisons du blocage, ce sénateur de Paris avait évoqué des discussions « très étriquées », ne concernant que des « retraits réciproques de candidatures portant sur moins de 15 circonscriptions pour chaque formation sur les 577 » existantes. « Tour à tour, la direction du PCF a rejeté tout accord national, puis a demandé 50% des circonscriptions (ainsi que le renouvellement de ses députés sortants), puis un échange de 20 circonscriptions, puis de 13, puis a rompu. Dans le même temps, elle a conclu des accords départementaux avec le PS et EELV comme dans la Somme et le Jura », accuse Manuel Bompard, qui se dit « excédé par des combinaisons sans principe, illisibles pour nous qui voulons faire naître une nouvelle majorité ».

Il vante « la grande diversité » des candidats LFI déjà investis (17 issus du PCF, 6 d'EELV notamment), synonyme d'un « large rassemblement ». Il n'y a pas non plus eu d'accord avec Europe Ecologie-Les Verts malgré un appel au rassemblement des écologistes.

Les discussions entre les communistes et l'équipe Mélenchon sur un éventuel accord pour les législatives coincent sur plusieurs points depuis leur reprise après le premier tour de la présidentielle, où le candidat LFI, soutenu par le PCF, est arrivé quatrième avec 19,58% des voix.