Résultats présidentielle: Macron poursuit ses consultations au milieu des manœuvres politiques

STRATEGIE Selon un sondage Kantar Sofres-OnePoint, En Marche ! recueillerait entre 24 % et 26 % des intentions de vote aux législatives…

Manon Aublanc avec AFP

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Emmanuel Macron, le 23 avril 2017 au Touquet.
Emmanuel Macron, le 23 avril 2017 au Touquet. — Thibault Camus/AP/SIPA

Emmanuel Macron poursuit ce mardi ses consultations pour constituer son premier gouvernement, alors que les grandes manœuvres se précisent à droite et à gauche pour préparer les législatives.

Emmanuel Macron devrait dévoiler le nom de son Premier ministre, attendu après la passation de pouvoir fixée à dimanche 10 heures. Il doit aussi livrer la composition du futur gouvernement avant de solliciter une majorité aux législatives.

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Le porte-parole de Macron ne veut pas de « frondeur »

Pour ce futur gouvernement, les spéculations sont allées bon train lundi. Le secrétaire général d’En Marche !, Richard Ferrand, n’a pas exclu un Premier ministre de droite. Une quasi-exigence pour Bruno Le Maire, l’un des Républicains (LR) ayant clairement manifesté sa disponibilité pour intégrer le gouvernement.

En démissionnant dans la soirée de la région Paca pour redevenir maire de Nice, Christian Estrosi, a de son côté relancé les spéculations sur son éventuelle nomination au gouvernement. Le député Christophe Castaner, porte-parole d’Emmanuel Macron, a indiqué vouloir éviter tout « frondeur » dans la future majorité présidentielle qui sera « composée de femmes et d’hommes qui viennent du PS, des Républicains, du centre », mais aussi pour « au moins la moitié » de la société civile.

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Tractations au sein de la classe politique

A droite, Les Républicains sont partagés. François Baroin, qui mènera la campagne des législatives, a averti Bruno Le Maire qu’il affronterait un candidat LR dans sa circonscription s’il intègre le gouvernement. Un bureau politique doit se tenir ce mardi en fin d’après-midi au siège du parti. De son côté, le PS réunit ses candidats aux législatives à la Mutualité à Paris. Pour Bernard Cazeneuve, qui doit conduire la bataille des législatives pour le PS, et a dit lundi exclure « totalement » d’entrer au prochain gouvernement, pas question de se draper dans une posture d’opposant face à Emmanuel Macron.

Mais Benoît Hamon, qui semble vouloir disputer à Jean-Luc Mélenchon le costume de premier opposant de gauche, appelle à un « maximum de candidatures d’union à gauche » pour les législatives, mélenchonistes compris. Au FN, après l’annonce de Marine Le Pen de vouloir « transformer » le parti dans un mouvement plus large, le numéro 2 Florian Philippot a jugé que « beaucoup sont demandeurs d’une structure encore plus rassembleuse, encore plus performante pour pouvoir accéder au pouvoir ».