Présidentielle: Cazeneuve vante la « présidentialité » de Macron et le bilan de Hollande

PRESIDENTIELLE Le Premier ministre était en meeting contre le Front national jeudi dans le nord de la France...

N. Se. avec AFP
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Bernard Cazeneuve, lors d'un meeting de soutien à Emmanuel Macron, contre le Front national, à Canteleu dans le nord de la France, le 4 mai 2017.
Bernard Cazeneuve, lors d'un meeting de soutien à Emmanuel Macron, contre le Front national, à Canteleu dans le nord de la France, le 4 mai 2017. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Pour Bernard Cazeneuve, il ne fait aucun doute que le débat télévisé de mercredi soir a « contribué à éclairer les Français ». Au cours d’un premier meeting à Val de Reuil (Eure), au sud de Rouen, le chef du gouvernement a estimé que « deux visions de la France se sont affrontées ».
Et de préciser, « d’un côté l’excès, l’extrémisme, l’outrance, la manipulation, le mensonge, l’absence de projet », a-t-il dit de la candidate du Front national, « de l’autre une volonté d’apaisement, une exigence de précision dans ses propos sur les sujets qui ont été abordés, un sérieux et déjà une présidentialité très affirmée », a-t-il dit d' Emmanuel Macron. 



Si le Premier ministre affiche clairement son soutien pour le candidat de En marche, au second tour de la présidentielle, il n’en oublie pas pour autant son président actuel. Lors d’un autre meeting, à Canteleu, à l’ouest de Rouen, Bernard Cazeneuve a défendu le bilan de François Hollande estimant que « M. Macron ne retrouvera pas, en accédant à l’Elysée, la situation désastreuse que nous avions trouvée, en 2012, à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy. » « Avec le temps les Français rendront justice à l’action de François Hollande", a déclaré, confiant, le Premier ministre.

Le chef du gouvernement garde ainsi espoir pour les élections législatives de juin.  Après avoir « aidé à l’élection d’Emmanuel Macron, j’essaierai partout où c’est possible (lors des législatives, ndlr) de dire ce que nous voulons, avec la fierté de ce que nous sommes », a-t-il conclu.