Présidentielle: Pour Hamon, voter Macron sera un acte «difficile», mais un «choix évident»

SOUTIEN Le candidat PS avait déjà donné son soutien au candidat d’En Marche! juste après les résultats du premier tour…

Manon Aublanc avec AFP

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Les deux affiches de campagne d'Emmanuel Macron et de Benoît Hamon, côte-à-côte, le 2 mai 2017 à Paris.
Les deux affiches de campagne d'Emmanuel Macron et de Benoît Hamon, côte-à-côte, le 2 mai 2017 à Paris. — JOEL SAGET / AFP

« L’acte sera difficile, mais le choix évident » :  Benoît Hamon a réaffirmé ce mercredi qu’il voterait pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, et appelé ses électeurs à faire de même, malgré la campagne « dangereusement maladroite » et « arrogante » du candidat d’En marche !

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« Je vous conjure de ne pas offrir votre colère au Front national »

« Je voterai contre l’extrême droite au moyen du bulletin portant le nom d’Emmanuel Macron. L’acte sera difficile, mais le choix évident (…) le résultat de dimanche sera un soutien à la République et non à sa politique. Ni même à sa campagne, aussi dangereusement maladroite qu’arrogante, elle-même empreinte d’un populisme qui aggrave une indifférenciation toxique pour le débat public », a affirmé le candidat PS à la présidentielle dans une tribune publiée ce mercredi par Le Monde. « Cet acte ne vaut en rien soutien à son projet, auquel je m’opposerai sans ambiguïté », a-t-il précisé. Disant comprendre le « doute sincère » et la « colère légitime » des électeurs de gauche face au duel Macron - Le Pen, le député des Yvelines a précisé vouloir faire appel « à la raison » plutôt qu'« à la culpabilisation » et aux « leçons de morale ».

« Seule votre lucidité, votre jugement de peuple souverain, peut distinguer dimanche prochain un adversaire politique d’une ennemie de la République », a-t-il affirmé. « On ne peut pas renvoyer dos à dos une force qui s’inscrit dans la démocratie et une force qui la conteste. Les porteurs de politiques libérales, s’ils sont un carburant du Front national, ne peuvent être mis sur un pied d’égalité avec lui, avec son autoritarisme, son racisme, son sexisme ».

« Je vous conjure de ne pas offrir votre colère au Front national, ni en votant pour lui évidemment, ni même en lui donnant votre indifférence. Etre de gauche (…) c’est, en tout temps et en toutes circonstances, faire le choix de la raison et de la République » a-t-il conclu.

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