Présidentielle: Hollande redit son soutien à Macron pour faire barrage à Le Pen

PRESIDENTIELLE L’écart se resserre dans les sondages entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron...

M.C. avec AFP

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François Hollande à Bruxelles, le 29 avril 2017.
François Hollande à Bruxelles, le 29 avril 2017. — EMMANUEL DUNAND / AFP
  • Un vote Macron est « le bulletin qui empêche l’extrême droite », selon le président
  • Il a mis en garde contre « le risque majeur » de voir Marine Le Pen lui succéder
  • La candidate veut mettre « la France en dehors de la zone euro et de l’UE », avertit François Hollande

Un adoubement en règle. François Hollande, qui jusqu’à peu émettait régulièrement des réserves sur son ancien protégé, a appelé samedi les Français à « prendre un bulletin Macron » au second tour de la présidentielle le 7 mai pour barrer la route à Marine Le Pen.

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« Ca ne devrait pas être un sujet de discussion pour les forces républicaines : On prend le bulletin Macron et on considère que c’est le bulletin qui empêche l’extrême droite » d’arriver au pouvoir, a lancé François Hollande samedi à Bruxelles, tirant la sonnette d’alarme à huit jours du duel final entre le leader centriste et la candidate du Front national.

« Ils camouflent » leur projet parce qu'« il fait peur »

Lors d’une conférence de presse à l’issue du dernier sommet européen de son quinquennat, il a longuement mis en garde contre « le risque majeur » de voir la candidate d’extrême droite accéder à la présidence de la République.

Selon les sondages, l’écart se resserre entre Marine Le Pen, qui serait désormais en mesure de rallier 41 % des suffrages, contre 59 % au candidat centriste. L’alliance scellée samedi entre la présidente du FN et Nicolas Dupont-Aignan, qui a obtenu 4,7 % des voix au premier tour, pourrait lui apporter un renfort substantiel.

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Alors que les deux alliés ont conclu samedi un accord semblant ajourner leur volonté de sortir de la zone euro, François Hollande a dénoncé un subterfuge destiné à tromper les Français. « Leur volonté » c’est bien « la sortie de la France de la zone euro et de l’UE », a réagi le chef de l’Etat, mais « en même temps qu’ils continuent de préparer ce projet dangereux, ils le camouflent, ils le cachent, ils le gomment » parce qu'« il fait peur ».

Hollande glisse que Macron a été à bonne école avec lui

Le président sortant a exhorté les électeurs à ne pas se laisser abuser car, a-t-il expliqué, « si la candidate de l’extrême droite devait être élue le 7 mai, tout ce qu’elle propose » mettrait automatiquement « la France en dehors de la zone euro et de l’UE ».

Il a parallèlement apporté un soutien très appuyé au leader d’En Marche ! sur la scène européenne, se disant convaincu que son ex-ministre de l’Economie, proeuropéen convaincu, serait « un bon partenaire pour l’Allemagne, parce qu’il défendra les intérêts » à la fois de la France et de l’Europe « au service de nos intérêts communs ».

François Hollande a rappelé qu’Emmanuel Macron avait été à bonne école en participant avec lui à « la plupart des Conseils européens comme conseiller », avant de continuer à y être « associé comme ministre ».

 

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