Présidentielle: Une trentaine de médias accusent le FN d'«entraver la liberté» d'informer

COUP DE GUEULE Les rédactions dénoncent l'attitude du FN qui sélectionnent les journalistes «autorisés à suivre Marine Le Pen»...

G. N. avec AFP

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Marine Le Pen, lors d'un meeting à Nice, jeudi 27 avril.
Marine Le Pen, lors d'un meeting à Nice, jeudi 27 avril. — Claude Paris/AP/SIPA

Les sociétés de journalistes de près d’une trentaine de médias, dont l’AFP, ont signé une pétition qui proteste contre la décision du Front national de « choisir les médias autorisés à suivre Marine Le Pen » et dénonce « une entrave à la liberté » d’informer.

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Ce texte a été signé par les sociétés de journalistes de l’AFP, Alternatives Economiques, BFMTV, Capa, Les Echos, Le Figaro, France 2, Rédaction nationale de France 3, France 24, France Culture, France Info, France Inter, L’Humanité, Libération, Journal du Dimanche, M6, Médiapart, Le Monde, L’Obs, Le Point, Premières Lignes, Quotidien, RFI, RMC, RTL, Télérama, LaTéléLibre, TF1, ainsi que les élus du SNJ-CGT et de la CFDT du conseil de rédaction de La Voix du Nord.

Des médias exclus

« A l’occasion de la campagne pour le second tour de l’élection présidentielle, le Front national a décidé de choisir les médias qui sont autorisés à suivre Marine Le Pen. Plusieurs titres de presse ont ainsi vu leur représentant tenu à l’écart de toute information et de toute possibilité de suivi sur le terrain de la candidate du Front national », indique le texte.

« Ainsi, après Mediapart et Quotidien [et avant lui son prédécesseur Le Petit Journal], l’AFP, Radio France, RFI, France 24, Le Monde, Libération et Marianne, notamment, ont été, à un moment ou à un autre, victimes de ces exclusives. Il ne s’agit donc en rien d’un recours à la pratique du "pool" de journalistes où les informations et images sont partagées », estiment les signataires.

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« Nous protestons de la manière la plus ferme qui soit contre cette entrave à la liberté de faire notre métier et de remplir notre devoir d’informer », poursuit ce texte, en relevant qu’il « n’appartient pas à une formation politique, quelle qu’elle soit, de décider des médias habilités à exercer leur rôle démocratique dans notre société ».