VIDEO. Présidentielle: Macron promet qu’il ne laissera «pas un centimètre d'espace» à Le Pen

PRESIDENTIELLE Les deux candidats se sont courus après mercredi, en Picardie...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron en meeting à Arras, le 26 avril 2017.
Emmanuel Macron en meeting à Arras, le 26 avril 2017. — Thibault Camus/AP/SIPA

Le ton de l’entre-deux-tours est donné. Après une journée qui restera peut-être comme l’une des plus marquantes de cette deuxième partie de campagne présidentielle, Emmanuel Macron a promis mercredi qu’il ne laisserait « pas un centimètre d’espace, pas une seconde de répit, pas une once d’énergie » à Marine Le Pen, qui lui a « couru après à Amiens » en se rendant auprès des salariés de Whirlpool.

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« Nous sommes les deux projets pour le pays qui s’affrontent. Donc je ne lui laisserai pas un centimètre d’espace, pas une seconde de répit, pas une once d’énergie », a déclaré le candidat d’En Marche !, en visite dans un café de Bully-les-Mines (Pas-de-Calais).

« Elle m’a couru après à Amiens, elle n’est restée qu’un quart d’heure. Moi je suis resté une heure et demie avec l’intersyndicale et plus d’une heure avec les salariés. Donc ne vous trompez pas, c’est elle qui me court après et elle courra longtemps », a ajouté le candidat.

« Pas pour faire des selfies, passer dix minutes et leur faire des fausses promesses »

Dans cette ville du bassin minier, où Marine Le Pen a obtenu plus de 41 % des voix au premier tour contre 15 % environ à son rival, l’ancien ministre de l’Economie a assuré qu’il continuerait à « aller au charbon, rendre des comptes, parler, expliquer comme je le fais avec vous ».

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« Il y a des moments où les choses sont plus tendues parce qu’à Whirlpool vous avez des salariés qui sont en train de vivre une décision très brutale de l’entreprise, qui ont peur pour leur avenir et sont en colère. Mais il faut aller sur tous ces théâtres d’opérations », a ajouté Emmanuel Macron.

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« Pas pour aller s’amuser avec les gens, pas pour aller faire des selfies, passer dix minutes et leur faire des fausses promesses », a-t-il renchéri, en référence au bref passage dans la matinée de Marine Le Pen sur le parking de l’usine Whirlpool qui doit être délocalisée en Pologne.

« Mais pour affronter cette colère, en prendre une partie de la charge, parce que vouloir présider c’est prendre une partie de la colère des gens », a-t-il souligné, en plaidant pour « transformer cette colère en une action ».