Présidentielle: Nicolas Dupont-Aignan lance un appel aux dons pour «finir de payer» sa campagne

APPEL AUX DONS Le président de Debout la France n’a pas réussi à atteindre la barre des 5 %, nécessaire pour se faire rembourser une partie de ses frais de campagne…

Manon Aublanc avec AFP

— 

Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France à la présidentielle, le 20 septembre 2016 à Paris
Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France à la présidentielle, le 20 septembre 2016 à Paris — IBO/SIPA

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, crédité de 4,70 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle, a lancé ce lundi un appel aux dons à ses soutiens alors que ses comptes de campagne affichent un solde négatif de « 300.000 euros ».

Se félicitant du score réalisé au premier tour avec une « progression très importante » par rapport à 2012 (1,79 %), M. Dupont-Aignan a néanmoins rappelé à ses soutiens que la « barre fatidique » des 5 % qui donne droit au remboursement des frais de campagne n’était pas atteinte.

>> A lire aussi : Résultat présidentielle: Nicolas Dupont-Aignan se laisse du temps avant trancher sur son vote au second tour

Un solde négatif de 300.000 euros

« Est-ce le temps de désespérer et de se lamenter ? Pas question ! Plus que jamais notre projet et notre vision doivent se faire entendre dans le tumulte de la vie politique de notre pays », a déclaré le député-maire de Yerres (Essonne) dans un communiqué. La campagne, selon Nicolas Dupont-Aignan, a « beaucoup coûté » afin de « compenser l’absence du débat médiatique » et « tâcher d’atteindre un peu de visibilité », si bien que son parti Debout la France affiche un solde négatif de « 300.000 euros ».

« Il nous reste sept semaines pour déposer notre compte de campagne et nous devons avoir réglé toutes les factures au préalable. Il nous manque 300.000 euros pour y parvenir, sans compter le fonctionnement normal de notre mouvement, que nous devons absolument assurer pour préparer nos échéances futures », a-t-il prévenu, demandant un « dernier effort » à ses soutiens. L’Etat, qui prend en charge une partie des dépenses de campagne, ne rembourse qu’à hauteur de 800.423 euros les candidats crédités de moins de 5 % des voix.