Mon bulletin dans ton urne: Mélenchon double Fillon, les «noms d’oiseaux» Hollande et Balkany, et Le Pen reparle du Vel d’Hiv

PRESIDENTIELLE Chaque matin, « 20 Minutes » vous livre les trois informations marquantes de la campagne…

M.C.

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Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting au Vieux-Port le 9 avril 2017
Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting au Vieux-Port le 9 avril 2017 — Anne-Christine POUJOULAT

A peine le temps d’avaler un café ? En sortant des brumes matinales, attrapez aussi notre récap’quotidien d’une campagne corsée et régulièrement relevée de polémiques.

Le sondage du jour : Mélenchon ferait tomber Fillon du podium

La nouvelle enquête Kantar Sofres-One Point va donner le sourire à Jean-Luc Mélenchon. A deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, il se retrouve en 3e position des intentions de vote, plébiscité par 18 % des sondés, derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron (24 % tous les deux). Conséquence : François Fillon se retrouve pour la première fois en quatrième position, avec 17 % des intentions de vote. La percée de Mélenchon plombe également Benoît Hamon. Le candidat socialiste passe de 12 % à 9 % en trois semaines, lui qui vient de dire ce dimanche qu’il voterait pour son adversaire à gauche s’il n’était pas présent au second tour.

Les invectives du jour : Fillon le surnomme « Emmanuel Hollande » ? Macron réplique avec « François Balkany »

Au fur et à mesure que le premier tour de l’élection présidentielle approche, les candidats lâchent leurs coups… et leurs petites phrases. Invité de France 3 ce dimanche, Emmanuel Macron, surnommé « Emmanuel Hollande » par François Fillon, l’a rebaptisé en retour « François Balkany ».

Une allusion à peine voilée à la mise en examen du candidat de la droite pour détournement de fonds publics. « Je ne l’appellerai pas François Balkany, mais il ressemble plus à ça qu’à autre chose aujourd’hui », a expliqué Emmanuel Macron. Patrick Balkany, député-maire LR de Levallois-Perret, est soupçonné d’avoir caché au fisc une propriété à Marrakech et une autre aux Antilles françaises.

Pour Marine Le Pen, la France « n’est pas responsable du Vel d’Hiv »

Interrogée sur la tristement célèbre rafle du Vel d’Hiv en 1942 à Paris, au cours de laquelle plus de 13.000 juifs avaient été arrêtés, Marine Le Pen, candidate du FN à l’élection présidentielle, a jugé dimanche que la France n’était « pas responsable ». « Je pense que de manière générale, plus généralement d’ailleurs, s’il y a des responsables, c’est ceux qui étaient au pouvoir à l’époque, ce n’est pas LA France. Ce n’est pas LA France », a déclaré Marine Le Pen. Le président Jacques Chirac avait lui reconnu en juillet 1995 la responsabilité de la France.