Présidentielle: Macron imagine ses 100 premiers jours à l'Elysée s'il est élu

PRESIDENTIELLE Au programme, notamment, le vote d'une loi de moralisation de la vie publique et une tournée des capitales européennes...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron sur le perron de l'Elysée, le 16 juillet 2016.
Emmanuel Macron sur le perron de l'Elysée, le 16 juillet 2016. — ERIC DESSONS/JDD/SIPA

Son projet pour les 100 premiers jours comporterait en particulier « l’interdiction du népotisme pour les parlementaires » et l’interdiction des activités de conseil pour éviter les conflits d’intérêts. Emmanuel Macron décrit dans le Journal du dimanche ce que seraient ses premiers mois à l’Elysée s’il est élu, avec notamment le vote d’une loi de moralisation de la vie publique et une tournée des capitales européennes.

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Le candidat d’En Marche ! à la présidentielle affirme ne pas croire à la théorie des « cent jours » au début d’un mandat : « On ne peut pas être dans un pays où la campagne dure deux ans et une présidence se réduit à cent jours ! ».

Il donne toutefois des indications sur ses premières mesures en cas d’élection. Outre un projet de loi de moralisation de la vie politique « mis sur la table du Conseil des ministres avant les législatives » de juin, « dans les six premiers mois, je renouvellerai ou je confirmerai la totalité des postes de responsabilité nommés en Conseil des ministres - 250 personnes ». « Je ne dis pas que je souhaite remplacer tout le monde ! (…) Mais pour mettre en œuvre une politique ambitieuse, il faut des directeurs qui endossent la feuille de route décidée par le politique », selon lui.

« Simplifier le droit du travail », « par ordonnances »

Sur le plan économique, Emmanuel Macron souhaite que plusieurs textes soient présentés « dès l’été », dont un sur la simplification des normes. « Dès mon entrée en fonction, un audit des finances publiques sera demandé afin de disposer à la mi-juin des résultats de la gestion en cours », prévoit aussi l’ancien ministre de l’Economie, précisant qu’il n’y aurait pas de loi de finances rectificative cet été : « ni cadeau ni augmentation d’impôts ».

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Il souhaite « introduire dès l’été un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation ». « Il s’agit de donner plus de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche, d’une part, d’encadrer les décisions des prud’hommes, d’autre part », prévient-il. « Le tout par ordonnances, pour procéder de manière rapide et efficace ».

En matière de sécurité, il « mettra en place dès l’été une cellule de coordination du renseignement ainsi qu’une task force sur le terrorisme islamiste sous l’autorité du président ». Enfin, à l’été, il ferait « un tour des capitales européennes » afin de proposer une « feuille de route à cinq ans pour doter la zone euro d’un vrai budget et pour une vraie Europe à 27 de l’environnement, de l’industrie et de la gestion des migrations ».