Présidentielle: France 2 renonce à son débat avec les 11 candidats et propose des interviews individuelles

DÉBAT Les onze candidats devaient se réunir pour un deuxième débat le 20 avril... 

Manon Aublanc avec AFP

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Les onze candidats à l'élection présidentielle dans «Le Grand Débat» sur  BFM TV et CNEWS, le 4 avril 2017.
Les onze candidats à l'élection présidentielle dans «Le Grand Débat» sur BFM TV et CNEWS, le 4 avril 2017. — Lionel BONAVENTURE / AFP

Après le refus, il y a quelques jours, de plusieurs candidats de participer au deuxième débat présidentiel à onze du 20 avril, France Télévisions a tout simplement décidé de l’annuler et de le remplacer par des entretiens, d’un quart d’heure, avec chacun des 11 candidats.

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Le deuxième débat qui faisait polémique n’aura finalement pas lieu. Après une réunion ce mercredi après-midi, France Télévisions l’a tout simplement annulé. Ce seront des entretiens individuels de 15 minutes, menés par Léa Salamé et David Pujadas, qui remplaceront le grand débat, mais les thématiques ne sont pas encore connues. Ces entretiens se tiendront à la même date, le 20 avril, et l’ordre de passage des candidats sera tiré au sort.

« Vu hier (mardi), France 2 ne veut pas reprendre la même séquence, considérant qu’il y a un risque de débordements à 2 jours de la fin… Enfin, ça a été dit en termes plus feutrés », a expliqué l’entourage d’un candidat.

La date toujours remise en cause

Selon France Télévisions, ces entretiens permettraient d’éviter les passes d’armes et les « punchlines » qui ont caractérisé le débat de mardi soir. Certains jugeraient par ailleurs les journalistes désignés par la chaîne « trop abrasifs ». Certains des candidats, qui doivent donner leur réponse avant la fin de la semaine, ont déjà réagi. Jean-Luc Mélenchon, qui avait soulevé un problème d’agenda le 20 avril, a toujours cette difficulté. D’autres candidats ont émis des réserves sur la question du tirage au sort, qui les contraindraient à attendre dans leur loge en attendant leur tour. France Télévisions a précisé que l’émission n’aurait « lieu que si les 11 candidats acceptent tous d’y participer ».

Interrogé en marge d’un déplacement dans l’est de la France, Benoît Hamon a dit regretter que « le service public audiovisuel ait cédé à la pression ». « Ce n’est pas bon pour la démocratie », a jugé Benoît Hamon, égratignant ceux pour qui « la démocratie, c’est quand ça les arrange ». « Je déplore que les caprices de certains candidats privent les Français du dernier débat auquel ils ont droit », a tweeté le secrétaire national d’EELV David Cormand.

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