Présidentielle: Revivez le débat surprenant et parfois houleux entre les onze candidats

LIVE Suivez avec nous le grand débat télé de la présidentielle 2017 avec les onze candidats, sur BFMTV et CNews ce mardi soir...

A.-L.B. avec L.C. et O.P.-V.

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Jean-Luc Mélenchon lors du débat présidentiel du 4 avril 2017 sur BFMTV et CNews.
Jean-Luc Mélenchon lors du débat présidentiel du 4 avril 2017 sur BFMTV et CNews. — Capture d'écran BFMTV

L’ESSENTIEL

  • Après un premier débat entre les cinq « grands » candidats sur TF1, la totalité des onze prétendants à la présidence vont s’affronter mardi soir sur les thèmes de l’emploi, la sécurité et le social.
  • « Les "petits", les "minuscules" qui vont venir troubler le jeu des "immenses"… Moi, je me mets à genoux tous les matins en les regardant, les immenses », a ironisé Jean Lassalle, alors que le précédent débat, réservé aux cinq « grands », avait suscité la polémique.
  • Le débat doit durer environ 3h30.

 

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1h22 : Ce live est terminé !

Bonne nuit et à demain ! Vous pourrez retrouver par ici nos articles et analyses sur ce débat.

1h10: Saurez-vous retrouves les punchlines des candidats?

Le débat a été riche en punchlines et phrases assassines. Si vous avez bien suivi, vous devriez retrouver sans peine quel(le) candidat(e) les a prononcées.

>> A quels candidats appartiennent ces punchlines?

 

0h37 : C’est fini !

C’est la fin de ce débat fleuve à 11. Vous pouvez aller vous coucher. Nous allons continuer à alimenter un peu ce live, mais vous pourrez aussi retrouver nos articles demain matin.

0h34 : Le Pen conclut en parlant de la nation et de la patrie

La candidate FN lance : « Comment rassembler les Français ? Simplement en leur rappelant qu’ils ont une nation, une patrie, qui leur appartient, dont ils sont propriétaires, qu’ils forment un seul et même peuple. »

 

0h33 : La conclusion de Jean Lassalle

Elle est un peu confuse, à l’image de ses interventions pendant le débat. « Il faut engager un effort de guerre pour sauver la paix. Il faut transmettre ce grand et beau pays, l’Europe et le monde à nos enfants, sinon ce seront de nouvelles rivières de sang. Je veux organiser la transmission du savoir, pour l’égalité des chances, permettre d’apprendre les langues étrangères et même une langue régionale. Je veux organiser un service militaire sur une année scolaire. Il faut que notre pays fasse corps par sa jeunesse, d’où qu’elle vienne et qu’elle soit ».

0h31 : Pour Cheminade, « il faut retrouver les jours heureux de la Libération »

Pour le candidat Solidarité et progrès, il faut « se libérer de l’occupation financière que nous subissons aujourd’hui. Il faut faire sauter le verrou financier. Il faut une politique de crédit public pour l’avenir, séparation bancaire, élimination des dettes odieuse. Une politique qui créé de la vraie richesse, de la vraie croissance. »

0h30 : Macron veut « tourner les pages des 20 dernières années »

Le candidat d’En Marche ! promet du renouveau en guise de conclusion. « Le projet que je vous propose, c’est celui de tourner la page. Tourner la page avec les vingt dernières années de notre vie politique. Faire l’alternance de l’efficacité. En libérant l’énergie des commerçants, des entrepreneurs, de ceux et celles qui font, en protégeant les plus faibles ». Et de glisser l’un de ses mots fétiches : « C’est un projet d’émancipation ».

0h29 : « N’ayez pas peur », conclut Asselineau

Le candidat UPR lance : « Parmi ces 11 candidats, je suis le seul à vous proposer de prendre la mesure du problème et de sortir de l’euro, de l’Union européenne et de l’OTAN. N’ayez pas peur, on va vous dire que sortir de l’UE serait l’apocalypse, de se couper du reste du monde, mais ce n’est pas vrai, elle continuera ».

0h28: «Cela fait des années que vous votez utile et c'est profondément inutile», lance Dupont-Aignan

Le candidat Debout la France conclut ainsi : «Je suis convaincu que quel que soit votre origine, lieu de résidence, idéal politique, vous serez capables de de vous rassembler, de donner le meilleur de vous même à la condition que le président vous aime à la manière d’un entraîneur. Je vous aime, vive la France.»

0h26: La conclusion lyrico-littéraire de Benoît Hamon

Le candidat socialiste a mis le paquet sur le lyrisme et les références littéraires et géographiques pour son final. Morceau choisi : «Vous les Auvergnats, les Bretons d’Armor, vous qui avez vibrez aux exploits de Guillaume le conquérant, qui choyez Chateaubriand et Pagnol, qui venez du pays dogon, des rives du fleuve Sénégal, vous êtes la France, dans tout son métissage.»

0h24: Poutou s'adresse «plus particulièrement les exploités» 

Le candidat NPA dit ne pas s'adresser aux Français, seulement, mais aussi aux étrangers. «Il y a des batailles sociales à mener et le partage des richesses s’imposera par des luttes sociales. Votez NPA c’est un vote utile dans cette perspective.»

 

0h22: Fillon conclut sans originalité

Le candidat LR la joue plutôt classique : «La situation du pays est grave dans un monde dangereux, pour retrouver le gout du bonheur on a besoin d’une transformation profonde. Il faut redonner de la fierté, un travail, redonner de l’espoir à la jeunesse française et pour cela il faut qu’il y ait une alternance. Ce débat l’a montré, je suis le seul candidat aujourd'hui qui propose cette alternance qui peut la mettre en oeuvre avec une vraie majorité grâce à une alliance de la droite et du centre.»

0h19: Arthaud en appelle à un «vote ouvrier»

«Je ne veux pas rassembler les Français. Il y a une classe capitaliste», lance-t-elle, dénonçant «une dictature sur des millions de travailleurs».

0h16: Mélenchon s'offre un peu de lyrisme sur la fin...

«Il faut retrouver les jours heureux et le goût du bonheur».

 

0h14 : C'est le moment de conclure ! 

Les candidats sont invités à dire comment ils comptent rassembler les Français.

0h13: Philippe Poutou, il faut déclarer «un état d'urgence social» 

Sa solution : «développer un service public des transports, de l'éducation, de la culture, de l'énergie». Au passage, il tacle à nouveau François Fillon, «préoccupé par la dette sauf quand il pioche dans la caisse pour sa famille».

0h12: Mélenchon veut recruter «des médecins fonctionnaires»

Il estime qu'il faut «pouvoir recruter 60 000 personnes dans le secteur de la santé et 60 000 personnes dans l'éducation nationale». 

0h08 : Macron veut supprimer 120.000 postes de fonctionnaires

Mais comment ? Voici ce qu’il répond : « On ne peut pas avoir deux camps : le camp du "on aime les services publics". Alors qui paie ? Ceux qui paient les impôts ou nos enfants qui héritent de notre dette ? De l’autre côté, dire "on doit faire 100 milliards d’économie" quand on n’a pas su le faire, et on aura la purge avec des destructions massives. Car derrière tous ces chiffres qu’on donne il y a des hommes et des femmes, des vies et leur épaisseur. Je propose de défendre les services partout où on en a besoin, le socle de l’égalité ».

Nicolas Dupont-Aignan l’interrompt : « Je ne comprends rien ».

0h06: Passe d’armes générale à propos de la directive sur les travailleurs détachés

C’est le sujet qui a le plus provoqué de débat entre quatre postulants à la fonction présidentielle, pour différentes raisons. La question de la suppression ou non de la directive européenne sur les travailleurs détachés a donné lieu ce mardi à un débat dans le débat présidentiel à onze, entre Jean-Luc MélenchonMarine Le PenEmmanuel Macronet Nicolas Dupont-Aignan.

>> A lire aussi : Passe d’armes générale à propos de la directive sur les travailleurs détachés

 

0h03: « Relisez Ernesto Laclau » lance Cheminade aux autres candidats

C’EST QUI LACLAU ??

Ce théoricien politique argentin, auteur de La Raison populiste, est décédé en 2008. Il est l’une des grandes figures des gauches radicales du sud de l’Europe, dont Podemos, rappelait Slate. Ernesto Laclau était argentin… Jacques Cheminade est né en Argentine et y a vécu sa jeunesse avant d’arriver en France.

0h02 : Pour Dupont-Aignan, « il faut arrêter de brader des services publics » au privé

Le candidat de Debout la France estime qu’il « faut revoir le fonctionnement de la sécurité sociale. Il faut arrêter de brader des services publics à des entreprises privées. Par exemple, il faut re-nationaliser les autoroutes. »

0h01 : Hamon s’en prend à Fillon sur les fonctionnaires

"Il faut revenir à l’équilibre des finances publiques d’ici la fin du quinquennat. Pour le faire, il faut des mesures exceptionnelles. Je propose de supprimer 8 % des emplois publics au rythme de 1,5 % par an. On reviendrait au niveau de 2002", affirme François Fillon.

Benoît Hamon se lance alors dans une tirade contre le candidat LR. Morceau choisi : "Je suis en désaccord total avec François Fillon sur ce point et la manière dont il voit l’avenir de notre pays. Lors de la crise financière, ces fonctionnaires, comme vous les appelez, ont tenu le pays. Lorsqu’ils se lèvent le matin, ils ne se lèvent non pas comme des fonctionnaires mais comme des infirmières, des gendarmes…"

 

23h48 : « Je n’ai jamais imaginé privatiser la sécurité sociale » dit Fillon

Répondant à François Asselineau, le candidat LR assure qu’il n’a « jamais imaginé privatiser la sécurité sociale. Mais les complémentaires existaient avant la sécurité sociale, et elles devront continuer à exercer leurs fonctions ».

 

VERIFICATION. PAS TOUT A FAIT VRAI.

Pendant la campagne de la primaire de la droite et du centre, François Fillon avait provoqué la polémique jusque dans son camp en proposant de « focaliser » l’assurance maladie sur les « gros » risques, affections graves ou de longue durée (ALD), alors que les « petits » seraient remboursés par les mutuelles ou assurances privées. Accusé de vouloir « privatiser » la santé, le candidat de la droite a finalement retiré la proposition de son site Internet à la mi-décembre.

 

23h47: Pas de service de rentabilité pour les services publics estime Le Pen 

«Le service public ne doit pas correspondre à un service de rentabilité sinon les trains ne vont pas au bout des campagnes», affirme la candidate FN. 

23h46 : Pour Asselineau l’Europe est responsable de l’état des serv ices publics

Au sujet des services publics « s’ils sont démantelés, c’est sous la pression de l’Europe », répond le candidat UPR. Après avoir rappelé qu’il veut un Frexit, il ajoute qu’il souhaite «la renationalisation des services publics à la française ainsi que de toutes les banques bénéficiant de fonds publics» et l'inscription dans la Constitution le principe des retraites par répartition.

23h45 : « Nous n’avons pas encore parlé des 2.200 milliards d’euros de dette » dit Fillon

Le candidat Lr a-t-il bon sur ce chiffre ?


VERIFICATION. VRAI.
L’Insee a annoncé le 23 décembre 2016 une légère baisse de la dette publique française à la fin du troisième trimestre 2016, à 2.160,4 milliards d’euros, soit 97,6 % du PIB. Ce chiffre est en baisse de 10,3 milliards par rapport au trimestre précédent.

23h39: On attaque le troisième et dernier thème !

La troisième question est «Comment mettre en oeuvre votre modèle social?».

23h37: Asselineau veut reconnaître le vote blanc

Le candidat UPR veut instaurer «la reconnaissance du vote blanc de plein exercice. Si le vote blanc arrive en tête, le scrutin sera annulé et reporté de deux ou trois mois et refait. Les candidats auraient interdiction de se présenter à nouveau.»

23h36: Fillon préfère parler de «redressement économique et sociale»

Interrogé sur la réforme des institutions, le candidat LR préfère parler d'un autre sujet. «Il y a des urgences aujourd'hui et l’urgence est le redressement économique et sociale. Redonner de l’emploi à tous les Français. Si on se lance dans une grande bataille institutionnelle dès le début du prochain quinquennat, on laissera ces questions de côté car on ne peut pas tout faire en même temps», répond-il.

 

Jean Lassalle ne veut pas non plus engager de réforme institutionnelle. «Je ne vais pas changer de République, notre pays est assez fracturé pour ne pas lui imposer de nouvelles fatigues inutiles.»

23h32: Le Pen veut réviser la Constitution par un référendum

La candidate FN insiste sur sa volonté de recourir au référendum. «Je veux une révision constitutionnelle par l’intermédiaire d’un référendum». Cette révision proposera «le référendum d’initiative populaire, la priorité nationale, la baisse du nombre d’élus de l’Assemblée nationale». Ainsi que «la défense et la promotion du patrimoine historique et culturel de notre pays».

23h31: «Chacun à droit à un emploi, c'est inscrit dans la Constitution», dit Arthaud

VERIFICATION. VRAI

La candidate LO a raison. «Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances» est-il écrit dans le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946.

 

23h30: Benoît Hamon a évoqué un «49-3 citoyen»

KEZAKO?

Dans son programme, Benoît Hamon propose 29 propositions pour «rénover la démocratie». Le candidat souhaite mettre en place une VIe République par référendum, en donnant davantage de pouvoir au parlement, introduire une dose de proprortionnelle à l’Assemblée, réformer le Sénat en introduisant un collège citoyen, et la mise en place d’un «49-3 citoyen», permettant aux Français (1% du corps électoral, soit 450.000 personnes) d’imposer l’examen ou la suspension d’une loi au Parlement.

23h23: «Fichez-nous la paix avec la religion!»

Passe d'armes entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Le candidat de la France insoumise a interrompue la candidate FN qui qui veut inscrire «dans la Constitution le droit de défendre notre patrimoine historique et culturel». S'ensuit un échange vif sur la laïcité.

«Vous voulez mettre des signes religieux dans les mairies ? C'est ça votre vision de laïcité ?», l'interpelle alors Jean-Luc Mélenchon.

«C'est notre identité», répond Marine Le Pen.

«Peut-être que j'ai une crèche chez moi, j'embête pas les gens avec!», lance Jean-Luc Mélenchon, avant de s'exclamer : «Mais 60% des Français n'ont pas de religion, Fichez-nous la paix avec la religion».

«Cela ne participe pas de la religion, mais de nos racines», conclut la candidate du Front national.

 

 

23h20: Proportionnelle, non-cumul des mandats, renouvellement politique... 

Ces mesures citées par plusieurs candidats peuvent-elles aboutir ? Voici une interview de l'historien Jean Garrigues parue dans 20 Minutes.

 

23h18: Quand Poutou tacle Fillon sur les affaires

Le candidat du NPA n'y est pas allé de main morte. Interrogé sur la moralisation de la vie politique, il a attaqué François Fillon et Marine Le Pen. C'est le premier candidat à les avoir nommés ce soir.

 

23h13: Hamon et Mélenchon favorables à une VIe République

Les candidats développent maintenant  leurs propositions pour réformer les institutions et moraliser la vie politique. Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon se disent faorables à une VI République. Le premier insiste sur son 49.3 citoyen, le second sur son Assemblée constituante.

Jacques Cheminade propose quant à lui une assemblée de «500 citoyens pour réfléchir au future des institution politiques». Il veut également «concevoir un autre système électoral», «pas de cumul de mandats», et en finir avec la politique comme métier.

 

23h02: François Fillon revient sur son droit à la présomption d’innocence

Le candidat, mis en examen dans une affaire d'emplois présumés fictifs au profit de plusieurs membres de sa famille, il explique aux journalistes: «j’ai droit à la présomption d’innocence et vous devriez faire preuve d’une plus grande prudence». «On a voulu me faire taire, on a voulu m’éliminer, je suis toujours là, personne ne viendra m’intimider. Ce sont les français qui porteront un jugement dans un peu moins de trois semaines» tranche le candidat de la droite qui a attaqué François Hollande. 

 

VIDEO. Le tacle de Philippe Poutou à propos des affaires 

 

22h59: Une image du candidat Philippe Poutou devient virale sur Twitter...

Les internautes s'amusent d'une image du candidat NPA, qui s'est détourné de son pupitre un instant...

 

Nicolas Dupont-Aignan : «Prendre les 8 milliards d'excédent que nous donnons à l’UE pour les donner aux travailleurs»

C'est la proposition du candidat de Debout la France. Mais qu'en est-il de ce chiffre de 8 milliards d'euros ?

 

VERIFICATION. Faux.

Nicolas Dupont-Aignan  fait probablement une soustraction entre ce que la France verse à l’Union européenne au titre de la contribution au budget européen et ce que l'UE dépense dans l'Hexagone .Il est vrai que la France, comme d’autres Etats membres, verse plus qu’elle ne reçoit de l’UE. Or en 2015, selon les chiffres du Parlement européen, la France a versé 19,01 milliards d'euros au budget de l'Union européenne et 14,47 milliards d'euros de crédits de l'Union européenne ont été dépensés dans l'Hexagone. Soit une contribution nette de -4,54 milliards d'euros. Selon le ministère de l’Economie, la France a contribué au budget 2015 de l’Union européenne à hauteur de 21 milliards d’euros (22,6 milliards si l’on ajoute les droits de douane et les cotisations sucre). Si l'on les soustrait aux 14,47 milliards d'euros de crédits européens, on obtient cette fois - 6,53 milliards. 

Lors de son passage dans «L'Emission Politique», Marine Le Pen avait elle aussi brandi ce chiffre de 8 milliards d'euros à récupérer par Paris.

22h50: Marine Le Pen répond à Philippe Poutou, expliquant être «persécutée»

«Je n'ai jamais participé à aucune majorité» dit Marine Le Pen. Ce à quoi Jean-Luc Mélenchon dit: «Vous nous servez à rien en fait». La candidate frontiste estime: «Je suis persécutée politiquement». Pour améliorer l'exemplarité en politique, la candidate souhaite «la proportionnelle et la démocratie de proximité» 

22h45: Séquence Poutou qui accuse Fillon et Le Pen sur les affaires : «nous, on a pas d'immunité​ ouvrière»

Le candidat NPA accuse ad hominem François Fillon et Marine Le Pen à propos des affaires. Tranchant, il dit à propos de François Fillon : «Plus on fouille, plus il y a des histoires. C'est un bonhomme qui nous explique qu'il faut faire la rigueur mais qui pioche dans les caisses publiques.» A Marine Le Pen, il dit : «Le Pen, c'est pareil, on pique dans les caisses publiques européennes. Le FN qui se dit anti-système se protège grâce au système et à l'immunité parlementaire.» Et balance à Le Pen qui le coupe: «Nous quand on est convoqué par la police, on a pas d'immunité ouvrière.» «Le problème c'est la professionnalisation de la vie publique. Il y a trop de gens trop payés. Il faut limiter le salaire des politiciens au salaire moyen, au moins les gens courront moins après le poste.» 

 

22h36: Comment être un président exemplaire? Questions sur l'exemplarité en politique

Jean-Luc Mélenchon «veut tout remettre à plat avec une assemblée constituante.Le peuple pourra donc décider». «Il faut que les citoyens puissent révoquer les élus en cours de mandat, fût-ce le président». Le candidat veut aussi nommer «un haut commissaire à la lutte contre la corruption»

Interrogé sur un président exemplaire, Jean Lassalle lance une pique: «En 40 ans, il n'y en a pas eu».

22h30: Nathalie Arthaud se dit contre les interventions militaires à l'étranger

La candidate Lutte ouvrière évoque «des interventions impérialistes» estimant que c'est dans «l'intérêt de grands groupes capitalistes» et non en faveur des travailleurs.

Juste avant, la candidate LO ne souhaite «pas se saisir de chaque attentat pour faire des amalgames, entre les terroristes, les musulmans, les immigrés. C'est ce que veulent les terroristes, repousser les gens dans des communautés».

François Asselineau : «Le budget de la défense est aujourd'hui de 1,6% du PIB»

Le candidat de l'UPR veut «»éhabiliter le budget de la défense nationale qui est tombé à 1,6 % du PIB de sorte que les armées sont en état de déshérence. Je m’engage de la remonter à 3 % pour le budget de la défense à la fin du quinquennat."


VERIFICATION. Plutôt faux.

L'actuel budget de la défense en France est à 1,77 % du Produit intérieur brut. Une majorité de candidats à l'élection présidentielle veut porter le budget de la défense à 2 % du PIB.

22h12: Toujours sur la lutte contre le terrorisme

Emmanuel Macron estime : «Il y a aujourd'hui un terrorisme islamiste qui a tué nos concitoyens et qui continue à les menacer. L'intervention militaire doit continuer. Ensuite, sur notre sol, il faut (...) renforcer les forces de l’ordre de 10.000 policiers engagés, en reconstruisant le renseignement territorial»
Nicolas Dupont-Aignan veut «une armée plus forte, un renseignement plus subtil et une charte signée par les imams de France: Soit ils la respectent, soit ils sont expulsés s'ils sont étrangers». «Je serai le président qui remettra les 10 milliards d’euros nécessaires pour nos armées pour atteindre 2% du PIB», dit-il encore.
Jean-Luc Mélenchon lance, dans son intervention sur le terrorisme: «Je trouve étrange que personne n'ait évoqué le cas de (l'entreprise française) Lafarge,compagnie mondiale de ciment, a avoué avoir payé Daech pour pouvoir continuer à produire son foutu ciment». «Eh bien cette compagnie doit être ou bien réquisitionnée, ou bien confisquée, mais une décision exemplaire doit être prise contre ceux qui complotent avec l'ennemi», a-t-il poursuivi, après avoir préconisé de «punir les complices».
«La France est l'université des djihadistes» dit Marine Le Pen, suscitant la réaction de plusieurs candidats dont Benoît Hamon, qui lui lance: «Daesh ça vous arrange», «ça vous permet de faire votre numéro». 

 

François Fillon évoque le totalitarisme islamiste, «une menace totalitaire». Sur Lafarge, il estime: «Punir Lafarge? «Oui bien sûr, si c'est avéré»
«Pour lutter contre le terrorisme, il faut arrêter la Françafrique et le franc CFA» estime quant à lui Jacques Cheminade
 

 

Jacques Cheminade se vante d'avoir prédit la crise de 2007

Le candidat de Solidarité et Progrès rappelle qu'il avait prédit dès 1995 la crise financière de 2007 et se pose à nouveau en «prophète». Il affirme qu'une nouvelle crise financière est imminente. «Il y a un tsunami financier qui vient». 

 

VERIFICATION. VRAI.

En 1995, il avait en effet annoncé que «peut-être bientôt, en tout cas très vite, une crise financière, un krach financier international, une désintégration du système financier monétaire se produira. j'aurais été celui qui l'a dit, et à ce moment-là je pense qu'on me regardera d'une autre manière, avec une autorité certaine». A écouter ici 

VIDEO. Grand débat présidentiel: Récap' : La minute de présentation candidats

 

 

22h05: Questions sur le terrorisme. Quelles solutions?

Philippe Poutou qui veut une police non armée et estime que cette proposition n'a rien à voir avec le terrorisme.«La répression se généralise» dit-il, arguant que «ce sont des jeunes qui meurent». Il veut «la fin des interventions militaires» à l'étranger qui aggravent les tensions, et veut la fin du commerce avec des «dictatures», citant le Qatar et l'Arabie saoudite.

 

 

22h00: Pause pub...

21h55: Tacle de Macron à Marine Le Pen : «Le nationalisme, c'est la guerre, je viens de ces régions pleines de ses cimetières»

«L'Europe, elle permet de protéger», dit Macron. Il attaque la candidate Marine Le Pen. «Ce que vous proposez, c'est de la baisse de pouvoir d'achat pour les Français». «Ce que vous proposez, c'est la guerre économique et nous ne sommes ni la Suisse ni la Corée. Ce que vous proposez, c'est le nationalisme. Le nationalisme, c'est la guerre. N'oublions pas de quel côté nous venons !».

Ce à quoi répond Marine Le Pen: «On en se présente pas comme la nouveauté quant on sort de vieilles badernes vieilles de 50 ans».

21h53: François Asselineau estime que «soit on continue à enfumer les Français, soit on organise la sortie de la France de l'Union européenne»

A propos de la construction européenne, le candidat estime que l'Europe est impossible à réformer car il est impossible d'obtenir l'unanimité pour réformer les traités.

Jean Lassalle, lui, estime que la France peut avoir «marge de manoeuvre» en Europe sans partir de l'Union européenne. 

 

21h50: Dis donc, l'équipe de Philippe Poutou allume François Asselineau sur Twitter

Entre le candidat NPA et celui de l'Union populaire républicaine, ce n'est pas l'amour à la plage..

 

>> EN VIDEO. Jean-Luc Mélenchon répond à Marine Le Pen sur la question des travailleurs détachés 

 

21h42: Tacle de Fillon à Dupont-Aignan, qui critique «le système»

François Fillon balance: «La première fois que j'ai rencontré Nicolas Dupont-Aignan, il était le chef de cabinet de François Bayrou.» Histoire de dire que le député souverainiste n'est pas de toute nouveauté dans le monde politique, car Nicolas Dupont-Aignan a été membre du cabinet de François Bayrou, alors ministre de l'Education nationale, en 1993-1994.

A lire: Philippe Poutou tacle les «politiciens corrompus, qui se reconnaîtront» 

 

>> A lire: Nicolas Dupont-Aignan drague les électeurs de François Fillon

 

Jean-Mélenchon : «L'harmonisation sociale est interdite dans les traités européens». 

«Donc il faut renégocier les traités», lance le candidat de la France insoumise.

VERIFICATION. Vrai et faux.

Tout dépend ce que l'on met derrière l'adjectif «social». Jean-Luc Mélenchon va un peu vite en besogne. Selon un article du Monde, le traité de Lisbonne permet l'harmonisation fiscale (articles 113 et 115) pour assurer le bon fonctionnement du marché intérieur. Enrevanche, en ce qui concerne l’harmonisation salariale, Jean-Luc Mélenchon a raison selon Le Monde. «L’article 153 du traité est clair : le Parlement et le Conseil peuvent encourager «la coopération» entre Etats-membres dans le domaine du travail, mais ils ont l’interdiction d’harmoniser les dispositions législatives et réglementaires».

21h30: Emmanuel Macron n'a pas «l'Europe naïve»

Le candidat En marche affirme: «J'ai l'Europe au cœur car je pense qu'elle nous rend plus fort. Mais je n'ai pas l'Europe naïve». «Je suis pour réformer les choses mais avec un dialogue constructif» continue-t-il sur la directive européenne des travailleurs détachés.

Nathalie Arthaud estime que ce débat sur l'Europe est une «diversion» alors que le problème, c'est le patronat. «Je dis au monde du travail : ne marchez pas dans tout ça, on nous dresse les uns contre les autres. Il faut s'adresser à ceux qui dominent aujourd'hui.» 

Jean Lassalle évoque «30 suicides par jour» 

Le député-maire de Lourdios-Ichère (Pyrénées-Atlantiques), interrogé sur ses propositions sur l'emploi, répond : «inutile de rappeler les chiffres, mais je ne peux pas m’empêcher de le faire, 200 fermes agricoles qui disparaissent toutes les semaines, 30 suicides par jour et 254 qui essaient de le faire, voilà la réalité.»
 
VERIFICATION. FAUX.
Jean Lassalle laisse entendre dans cette phrase que 30 travailleurs des fermes agricoles se suicideraient chaque jour. Or ce nombre est très au-dessus des dernières estimations. En 2016, 150 chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole auraient mis fin à leur jour, soit environ un agriculteur suicidé tous les deux jours. La dernière étude en date sur le suicide des travailleurs agricoles date de 2011. Réalisée par Santé publique France (l’ex-Institut national de veille sanitaire), elle dénombrait 253 décès par suicide chez les hommes et 43 chez les femmes sur ces deux années, soit 20% de plus que pour l'ensemble de la population française.

21h22: C'est quoi le problème avec les travailleurs détachés (sur lesquels s'accrochent Le Pen, Mélenchon qui veulent les supprimer, contre Macron qui veut réformer et non jetter la loi actuelle)? 

C'est à lire ci-dessous.. 

Marine Le Pen s'accroche avec Jean-Luc Mélenchon: «Monsieur Mélenchon, nous n'avons pas voté pour la directive, nous nous sommes abstenus sur l’escroquerie. Je me moque de la fraude, je ne veux pas de cette directive détachement. Même si on respecte la loi, le travailleur étranger est moins cher que le travailleur français» 

21h18: ​Les profits du CAC 40 selon Poutou

Philippe Poutou a mis en balance le chômage et «un profit énorme, 75 milliards pour le CAC 40, les actionnaires se gavent avec 55 milliards d’euros».

 

VERIFICATION. VRAI
Philippe Poutou a bien révisé sa fiche du bon anticapitaliste. En 2016, les entreprises du CAC 40 ont distribué pas moins de 55,7 milliards d'euros sous forme de dividendes et de rachat d'actions, selon les calculs de la lettre d'information financière Vernimmen.net.  Les 40 sociétés de l'indice phare de la Bourse de Paris ont quant à elle totalisé 75,4 milliards d'euros de bénéfices en 2016, soit une hausse de 32,4% par rapport à 2015.

21h17: Combien de chômeurs en France ? Plusieurs candidats ont cité le chiffre de 6 millions de chômeurs en France

 

VERIFICATION. Sur-estimé. 

Ce chiffre n'est pas faux, mais il est «gonflé». Pôle emploi recensait fin février 2017 3,46 millions de chômeurs en métropole, soit 3.500 de moins (-0,1%) qu'en janvier. Ce chiffre comptabilise les demandeurs d'emploi de la catégorie A, c’est-à-dire ceux qui sont tenus de rechercher un emploi et sans aucune activité.

En comptant les catégories A, B, C, D et E de Pôle emploi (c’est-à-dire les personnes inscrites à Pôle emploi qui ont une activité ou qui sont en formation, et pas seulement celles en recherche active d’emploi), on arrive à 6 millions de chômeurs. Il s'agit donc de la fourchette la plus haute.

Infographie sur le chômage en France.
Infographie sur le chômage en France. - AFP

20h59: Question sur leurs solutions pour créer des emplois, quand le chômage frise les 10%

Infographie sur le chômage en Europe.
Infographie sur le chômage en Europe. - AFP

François Fillon liste: «taux de chômage en France: 10%, taux de chômage en Allemagne: 3,9%. Les chiffres sont cruels». «Je propose la liberté», dit le candidat Les Républicains.

Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès) «propose d'investir 100 milliards d'euros par an pendant cinq ans dans le but de créer cinq millions d'emplois».

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise veut «relancer l'activité massivement» et «100 % d'énergies renouvelables»

Philippe Poutou, candidat Nouveau parti anticapitaliste, lui, veut interdire les licenciements et réduire le temps de travail.

Emmanuel Macron, candidat En marcheveut investir massivement et former en direction des chômeurs «pour relancer la machine».

Benoît Hamon (PS) promet de créer un million d'emplois sur le quinquennat. Avec le revenu universel, il souhaite aussi que les entreprises qui innovent aient moins d'impôts. 

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), lance des piques à François Fillon et Emmanuel Macron qui répond ne pas avoir été ministre des Finances ou Premier ministre à l'époque que Nicolas Dupont-Aignan décrit. Il souhaite «une baisse massive d'impôt de 60 milliards d'euros» pour relancer le pouvoir d'achat 

 

20h43: Emmanuel Macron (En marche) ne croit pas «à la fatalité» dit-il en se présentant

Le candidat propose «l'alternance véritable, profonde», dit-il, expliquant vouloir réformer «en profondeur».

Marine Le Pen, candidate du Front national, évoque, elle, un «enjeu de civilisation» pour cette présidentielle avec une «mondialisation sauvage (...) qui aggrave la pauvreté». Elle propose de «voter pour reprendre le pouvoir».

Jacques Cheminade se dit «en colère» contre «les héritiers du système». Contre un «saccage humain», il dit «se battre» contre «la dictature financière qui gère tout».

Jean Lassalle, se dit fils et frère de berger, berger lui-même, maire, chef d'entreprise d'ingénierie environnementale, mari et père. «Je ne supporte plus l'hystérie qui s'est emparée de notre vie» et propose un nouveau vivre-ensemble.

François Fillon évoque la stature du président dans un monde en guerre et un totalitarisme islamique menaçant, dans une économie en difficulté. «Cette force, je l'ai». François Fillon lit des notes, contrairement aux précédents candidats.

Nathalie Arthaud veut, elle, «faire entendre la voix des travailleurs», mais aussi les chômeurs et les retraités (...) «étranglés par le grand capital».

Jean-Luc Mélenchon dit vouloir mettre sortir des traités de l'UE «pour faire du neuf». «Mon projet est complet et chiffré (...) Je suis prêt à gouverner».

François Asselineau dresse son parcours. «Je suis d'origine modeste» jusqu'à l'ENA. «Le secret bien gardé, les dirigeants français n'ont plus les manettes», dit le candidat.

Benoît Hamon veut en finir avec les hypocrisies et les hypocrites. «Je veux être un président honnête (...) pour que nous n'ayez plus jamais honte». «Je veux être un président combattant» dit-il aussi. «Honnête, combattant, humain».

Philippe Poutou, ouvrier: «Je suis le seul à avoir un travail normal». Se disant «petit candidat», il attaque sans nommer des candidats «corrompus qui sont là, derrière les pupitres» 

 

20h42: Nicolas Dupont-Aignan débute sa présentation

Le député souverainiste Debout la France et maire de Yerres (Essonne) commence à se présenter en faisant référence à Philippe Séguin, son mentor en politique.

 

20h40: Philippe Poutou aurait boudé la photo collective des candidats, selon une journaliste du Figaro... 

 

20h40: C'est parti!

Comment se sont préparés les candidats? Il y a de la poésie ou verre de vin dans les réponses ci-dessous...

A lire:  Comment les candidats se préparent au débat

 

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Bienvenue dans le live du grand débat présidentiel ce mardi soir sur BFMTV et CNews

Onze candidats sur un plateau, c'est une grande première. Nathalie Arthaud, François Asselineau, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Jean Lassalle et Philippe Poutou sont arrivés, prêts à exposer leurs programmes pour l'Elysée. 

Prêts, mais un peu en retard. Jean Lassalle s'est fait remarquer par son retard, qu'il a commenté...