Présidentielle: Hamon «regrette profondément» que Mélenchon refuse de se rallier à lui

DECLARATIONS Le candidat à l'élection présidentielle a déploré que son offre soit restée lettre morte...

20 Minutes avec AFP

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Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon.
Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. — Revelli-Beaumont/KONRAD K./SIPA

Benoît Hamon « regrette profondément » le refus de Jean-Luc Mélenchon de se « rassembler derrière (s)a candidature » à l'élection présidentielle, a-t-il déclaré ce mercredi à Lille. « Puisque ce n'est de nouveau pas possible, puisqu'il préfère continuer, qu'il continue, je le regrette profondément », a indiqué le candidat socialiste concernant le dirigeant de La France insoumise, en déplorant qu'« une fois de plus un certain caractère l'empêche d'être plus utile à la gauche qu'il ne l'est en réalité ».

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« Je regrette ce que Jean-Luc a répondu ce soir », a ajouté Benoît Hamon, qui avait un peu plus tôt mercredi appelé « les sociaux-démocrates intimement attachés au progrès social et à la démocratie, mais aussi le Parti communiste, les communistes et Pierre Laurent, les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon, à réunir leurs forces aux miennes ».

Refus catégorique de Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, en meeting au Havre mercredi soir, a assuré vouloir poursuivre son « chemin, sans ne céder rien », une fin de non recevoir à l'appel à l'unité de son concurrent socialiste, en meeting dans le même temps à Lille. Jean-Luc Mélenchon « a dit qu'il ne voulait pas négocier. Tout le monde lui reconnaît de grandes qualités mais je regrette qu'une fois de plus un certain caractère l'empêche d'être plus utile à la gauche qu'il ne l'est en réalité », a encore déploré Benoît Hamon, en estimant que « la question c'est d'être utile au peuple français, à la gauche toute entière ».

« Il n'y a, au fond, plus de prétexte ou de mauvaises excuses à ne pas se rassembler derrière ma candidature. Chacun mesure qu'elle est plus centrale » que celle de Jean-Luc Mélenchon, a plaidé Benoît Hamon, en appelant aux électeurs. « Je le redis aux électeurs et aux citoyens, puisque les appareils ne le veulent pas, pour battre Le Pen, réunissons toutes nos forces derrière ma candidature », a-t-il exhorté, en faisant « le serment » qu'« en dépit des calculs, des aventures individuelles, la gauche se rélèvera (...) et la victoire sera au rendez-vous (..) ».