Présidentielle: Hamon «refuse» que la gauche suive Emmanuelli «dans le tombeau»

HOMMAGE Benoît Hamon a déclaré, ce lundi, « refuser » que la gauche, menacée d'élimination au premier tour de la présidentielle, suive l'ancien président de l'Assemblée « dans le tombeau »...

L.M. avec AFP
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Benoît Hamon appele à «faire front»
Benoît Hamon appele à «faire front» — Francois Mori/AP/SIPA

La formule est violente, à la hauteur du risque de défaite encouru par son parti. Benoît Hamon a, une nouvelle fois rendu hommage à Henri Emmanuelli, décédé il y a six jours, ce lundi rue de Solférino devant 200 personnes dont de nombreux ministres et cadres socialistes tels que Jean-Marc Ayrault, Marisol Touraine ou encore Najat Vallaud-Belkacem. A cette occasion, le candidat PS a dit « refuser » que la gauche, menacée d’élimination au premier tour de la présidentielle, suive l’ancien président de l’Assemblée Henri Emmanuelli « dans le tombeau ».

« Voilà ce que nous a enseigné Henri Emmanuelli : faire front, faire face », a-t-il lancé. « Toujours préférer quand on a l’honneur de servir la gauche les états de service, aux états d’âme », a enchaîné le candidat, confronté au manque de soutien d’une partie du PS. « Nous n’avons pas le droit d’abandonner la gauche » a enjoint Benoît Hamon, citant à nouveau l’ancien député des Landes et ex-premier secrétaire du PS, décédé mardi dernier.

Cambadélis en appelle à la mobilisation du PS

« La gauche doit vivre, et nous refusons, je refuse qu’elle te suive dans le tombeau », a poursuivi le candidat, menacé selon les sondages d’être sèchement éliminé au premier tour, qui plus est en cinquième position derrière Jean-Luc Mélenchon. « Nous ne t’oublierons jamais, je ne t’oublierai jamais mon grand camarade. Vive Henri Emmanuelli, vive la gauche, vive le grand parti socialiste, vive la République ! », a lancé Benoît Hamon à la fin de son discours, dans la cour du siège du PS.

Appelant lui aussi un peu plus tôt à « faire corps », le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a assuré à Benoît Hamon que les socialistes étaient « à (s) es côtés » sur le « chemin » de sa campagne ». « La disparition d’Henri nous remplit de tristesse, mais nous appelle aussi, à notre tour, à ne jamais renoncer », a-t-il affirmé.