Présidentielle: Fillon et Le Pen mis sur écoute? Jean-Jacques Urvoas dénonce une «volonté de manipulation»

REACTIONS Le Garde des Sceaux a souhaité répondre aux deux candidats à la présidentielle...

Manon Aublanc avec AFP

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Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas. Le 23 février 2017. / AFP PHOTO / Philippe LOPEZ
Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas. Le 23 février 2017. / AFP PHOTO / Philippe LOPEZ — AFP

Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a estimé ce lundi que les commentaires sur de possibles écoutes de François Fillon  ou de Marine Le Pen par l’exécutif relevaient « au mieux de la pure spéculation et au pire d’une volonté de manipulation de la réalité ».

« Toute affirmation selon laquelle le candidat des Républicains ou celle du Front national ferait l’objet d’écoutes judiciaires relève au mieux de la pure spéculation et au pire d’une volonté de manipulation de la réalité », a déclaré le garde des Sceaux dans un communiqué.

Aucune intervention de l’exécutif sur des procédures judiciaires depuis 2012

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a dit ce lundi croire comme François Fillon à des « écoutes » du « pouvoir ». Le candidat des Républicains avait jugé samedi « probable » qu’il soit sur écoute.

« De tels comportements masquent mal le refus évident de rendre des comptes à la justice », a-t-il asséné. Jean-Jacques Urvoas a souligné qu’en « matière judiciaire, les interceptions de communications sont des actes d’enquête dont la mise en œuvre relève de la seule décision des magistrats indépendants chargés de l’enquête ».

Depuis 2012, l’exécutif n’est intervenu « en aucune manière dans le cours des procédures judiciaires », a-t-il ajouté, rappelant qu’une loi du 25 juillet 2013 interdisait dorénavant au garde des Sceaux de donner des instructions dans des affaires particulières.