Présidentielle: Les SMS de Fillon, les talons de Marine Le Pen... Dans les coulisses du débat de lundi sur TF1

POLITIQUE Voici les secrets de cette soirée politique qui a fait un carton d’audience…

M.B.
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Les cinq candidats sur le plateau de TF1 avant le débat présidentiel du 20 mars 2017.
Les cinq candidats sur le plateau de TF1 avant le débat présidentiel du 20 mars 2017. — PATRICK KOVARIK / AFP

Entre footing ou encore verre de vin blanc,on vous a expliqué ici, comment les cinq candidats à la présidentielle ont préparé le débat de lundi diffusé sur TF1. Aujourd’hui, voici des anecdotes sur les coulisses de cette soirée suivie par près de 10 millions de téléspectateurs.

Commençons par François Fillon. « Il est arrivé sur le plateau à la dernière minute, extrêmement tendu », révèle un invité cité par Le Figaro, ce mercredi. Résultat, selon Le Parisien, il a séché les essais avec à la clef des problèmes de cadrage à l’antenne. Réponse de l’intéressé : « Ça m’emmerde ces essais, maintenant on a l’impression de faire de la téléréalité. »

Mais ce n’est pas tout. Si, durant la première partie du débat, le candidat des Républicains semblait aussi effacé, c’est que pendant l’émission « il consultait régulièrement son téléphone sur lequel lui parvenaient en direct notes et conseils d’Anne Méaux, sa conseillère en communication », souligne Le Figaro. « Cet incorrigible geek a passé le débat a envoyé et recevoir des SMS », complète Le Parisien indiquant qu’à la pause publicitaire, des proches l’ont rabroué : « Il faut y aller plus, se battre plus franchement. »

Mélenchon cite Guillaume Apollinaire

Marine Le Pen, selon Le Parisien, a protesté lors de la pause publicitaire « contre les conditions du débat car elle a dû rester pendant trois heures et demie debout avec des talons. Si le réalisateur a proposé aux différents candidats de s’asseoir, les quatre hommes ont refusé ». « Je ne vais pas être la seule à prendre une chaise », a-t-elle rétorqué. Pourtant, lundi matin l’un des communicants du FN, Alain Vizier, se félicitait auprès du Figaro d’avoir obtenu gain de cause pour que Marine Le Pen ait un tabouret : « Ils n’en avaient même pas prévu ! C’est vraiment marche ou crève, ils ne se soucient pas du confort des candidats ».

Autre petit secret de ce grand débat : l’essai micro des candidats. Selon Le Parisien, Jean-Luc Mélenchon s’est mis à citer Guillaume Apollinaire : « Sous le pont Mirabeau coule la Seine, et nos amours faut-il qu’il m’en souvienne… » « Lundi, mardi, mercredi… », a plus simplement égrené Marine Le Pen lors de son test son.