Présidentielle: Avant de dévoiler son programme, Hamon prône le Made in France et évoque les nationalisations

PRESIDENTIELLE Cette version « enrichie » est une main tendue en direction de certains de ses anciens rivaux…

20 Minutes avec AFP
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Benoît Hamon était l'invité de TF1 le 14 mars 2017
Benoît Hamon était l'invité de TF1 le 14 mars 2017 — HELENE VALENZUELA / AFP

A la peine dans les sondages, il espère reprendre la main en présentant un programme enrichi et davantage centré sur le travail et l’emploi. Benoît Hamon prône le « Made in France » et n’exclut pas des nationalisations dans les propositions qu’il doit dévoiler jeudi à 11h, incluant quelques idées de ses anciens adversaires de la primaire organisée par le PS.

« Pour un futur désirable, vouloir le progrès social, écologique et démocratique » : Benoît Hamon a mis les formes dans le titre de son programme présenté ce matin. Cette liste de propositions bien ancrée à gauche, propose entre autres de verser des allocations aux parents dès le premier enfant. Ou encore de taxer les superprofits. « Je souhaite que les banques que nous avons collectivement aidées à survivre à la crise participent à la sortie de crise », explique-t-il à nos confrères du Parisien

Benoît Hamon entend également réserver 50 % des marchés publics aux petites et moyennes entreprises françaises, « une mesure qui fait véritablement de la commande publique un levier à partir duquel nous pourrons stimuler le tissu économique local », a-t-il indiqué.

Main tendue vers Arnaud Montebourg et Vincent Peillon

Cette proposition, directement inspirée de celle formulée par Arnaud Montebourg durant la primaire, est « une des plus importantes de mon programme économique », a insisté l’ancien ministre de l’Education. Comme son ancien concurrent, Benoît Hamon ne s’interdit pas « de nationaliser temporairement » pour « maintenir la compétitivité de notre industrie et les emplois », a-t-il aussi assuré.

Cette main tendue en direction de l’ex-rival préfigure l’esprit de l’ensemble du programme qu’il doit dévoiler jeudi midi. Benoît Hamon avait effectivement promis « d’enrichir » son projet initial des propositions des uns et des autres, dans une optique de rassemblement. 

Légaliser le cannabis pour « tarir le trafic »

Mais il défend également ses mesures originales, comme le revenu universel d’existence qui, dans un premier temps, « s’adresse à tous les travailleurs gagnant entre 0 et 2.800 euros brut ». « C’est un soutien au pouvoir d’achat pour 19 millions de Français », a plaidé le vainqueur de la primaire.

Benoît Hamon précise aussi les contours de sa « taxe robot » qui servira à « financer un fonds de transition travail dédié à la formation et au retour vers l’emploi des personnes dont le travail est désormais effectué par une machine intelligente », a-t-il détaillé. Enfin, lui qui compte légaliser le cannabis pour « tarir le trafic », a indiqué qu’il y aurait « des points de vente d’Etat, avec des prescriptions de santé éventuellement ».