VIDEO. Présidentielle: François Fillon se serait fait offrir pour 48.500 euros de vêtements

PRESIDENTIELLE Selon le « JDD », le candidat LR se serait fait offrir pour 48 500 euros de vêtements depuis 2012, dont 35 500 réglés en liquide…

O. P.-V. (avec AFP)

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François Fillon, en février 2017.
François Fillon, en février 2017. — Patrick KOVARIK / AFP

On savait François Fillon soucieux de son apparence. Selon le Journal du Dimanche du 12 mars 2017, le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle a un mystérieux admirateur qui l’aide à s’habiller convenablement. « Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors ? J'observe que ma vie privée fait l'objet d'enquêtes en tous sens et que ce traitement m'est réservé », a réagi François Fillon dans une interview aux Echos.

Depuis 2012, le député de Paris, qui doit répondre mercredi à une convocation de la justice en vue d’une mise en examen, se serait fait offrir pour 48 500 euros de vêtements dans la boutique Arnys, rue de Sèvres à Paris, selon l’hebdomadaire. 35 500 euros auraient été réglés en espèces par « un émissaire, une jeune femme, qui aurait livré les fonds au magasin ».

« Ça n’a rien de répréhensible », affirme son entourage

Seuls deux costumes, achetés en février pour 13 000 euros (6 500 pièce), ont été réglés par chèque au nom de la banque italienne Monte Paschi. « J’ai payé à la demande de François Fillon », explique le signataire anonyme du chèque au JDD. « Il est exact qu’un de ses amis lui a offert des costumes en février. Ça n’a rien de répréhensible », justifie l’entourage du candidat. Le magasin concerné a refusé de commenter ces achats.

Les proches de François Fillon, sollicités par le journal, ont jugé « totalement extravagant » d’affirmer « que certains costumes auraient été payés en espèces ». « Aucune maison sérieuse n’accepte des paiements en espèces pour de tels montants », selon ses propos rapportés par le JDD.

« Ça devient insupportable », a pour sa part réagi le porte-parole du candidat, Luc Chatel, qui a dénoncé sur Europe 1 « une campagne de caniveau ». « On va continuer jusqu’où ? On va vérifier si sa grand-mère n’avait pas un emprunt russe et s’il l’a bien déclaré dans sa déclaration de patrimoine ? » a-t-il ajouté, s’indignant de voir que François Fillon, « depuis presque deux mois, est passé au scanner tous les jours ».