Mélenchon: L'université gratuite dès la rentrée 2017 au programme

PRESIDENTIELLE Le candidat de la « France insoumise » développe ses propositions en matière d’enseignement supérieur…

Noémie Seguin

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Jean-Luc Mélenchon, candidat de la « France insoumise», le 25 février 2017 à Paris.
Jean-Luc Mélenchon, candidat de la « France insoumise», le 25 février 2017 à Paris. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Jean-Luc Mélenchon prévoit « dix mesures d’urgence » pour l’enseignement supérieur et la recherche dans un livret consacré à son programme dans ce domaine, rendu public début mars. Cette année en France, les droits de scolarité dans les établissements publics d’enseignement supérieur sont de 184 euros en licence et 256 euros en master.

Le candidat de la « France insoumise » fait dans ce livret un constat alarmant. Selon lui, l’enseignement supérieur et la recherche font face à une « déstabilisation sans précédent » – citant les exemples des recrutements « qui ont plongé », de la précarité des salariés du supérieur et de l’« énorme gâchis » en matière de recherche, dû aux « démarches kafkaïennes »Pour y remédier, il propose l’abrogation du crédit d’impôt recherche (CIR), une « niche fiscale notoirement inefficace censée inciter l’investissement privé dans la recherche et qui coûte 5,5 milliards d’euros par an ».

Chouchouter les étudiants

Autre proposition phare du candidat, le doublement en cinq ans, du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche, avec un seul objectif en tête : « sortir de l’austérité ». Jean-Luc Mélenchon semble être donc sur la même longueur d’onde que le candidat socialiste Benoît Hamon qui promet d’augmenter d’un milliard d’euros chaque année ce même budget, répondant ainsi aux demandes des présidents d’université et de la plupart des syndicats de personnels et d’étudiants.
Emmanuel Macron, lui, a seulement indiqué qu’il comptait « sanctuariser le budget de l’enseignement supérieur ».

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Le candidat de la « France insoumise » souhaite aussi améliorer les conditions de vie des étudiants. Avec un plan d’investissement évalué à 102 milliards d’euros sur cinq ans, il prévoit d’attribuer deux milliards d’euros pour « rénover les universités et construire des logements étudiants ». Et espère ainsi lancer 15.000 mises en chantier. Autre proposition du programme, « une allocation d’autonomie de 800 euros par mois sur trois ans, sous condition de ressources pour les jeunes engagés dans une formation qualifiante ».

Les personnels de l’enseignement supérieur de ne seraient pas non plus en reste. En attendant un audit complet des besoins, « 5 000 chercheurs, enseignants-chercheurs et personnels techniques en trois ans » seraient embauchés.