Marine Le Pen évoque sa possible mise en examen

Justice En meeting dans l'Aveyron, la candidate du Front national se dit victime de "coups tordus" du "Système"...

N. Se. avec AFP

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Marine Le Pen, samedi 4 mars, lors d'un meeting donné à Rignac, dans l'Aveyron.
Marine Le Pen, samedi 4 mars, lors d'un meeting donné à Rignac, dans l'Aveyron. — PASCAL PAVANI / AFP

Au lendemain de l’annonce de sa convocation en vue d’une possible mise en examen pour des soupçons d’emplois fictifs dans son entourage, Marine Le Pen profitait d’un meeting organisé à Rignac dans l’Aveyron pour régler ses comptes avec le « Système ».

« Le Système travaille à sa survie, il essaie de le faire en toute discrétion, raté encore ! Nous sommes là pour dénoncer ses manœuvres ! Nous dénoncerons tous ses coups tordus dans cette campagne. Nous verrons qu’il y en aura d’autres ! », a-t-elle lancé devant 900 personnes, selon le FN.

D’après la candidate du Front national « le Système ne supporte pas le mouvement profond en train de se dessiner, alors il intervient comme il peut, il prend toutes les initiatives pour perturber les élections et placer ses poulains ».

Marine Le Pen condamne "les vieilles tambouilles" politiques

La présidente du parti d’extrême droite n’a pas non plus épargné ses adversaires à la Présidentielle. Premier visé, Emmanuel Macron qu’elle juge « créé de toutes pièces » par ce « Système » et selon elle « applaudi » par des journalistes lors de la présentation de son programme jeudi. Il s’agissait en réalité d’applaudissements venant de supporters du candidat du mouvement En marche, assis aux deux premiers rangs lors de la conférence de presse.

Donnée régulièrement en tête du premier tour de la Présidentielle dans les sondages, mais annoncée battue au second tour, elle a aussi critiqué lors de cette réunion publique la « vieille tambouille » que pratiqueraient selon elle tant le parti Les Républicains, qui remet en cause la candidature de François Fillon et pourrait choisir à la place Alain Juppé, qu’une nouvelle fois Emmanuelle Macron, après son accord avec le centriste François Bayrou.

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Marine Le Pen continue donc sa campagne en tentant de minimiser l’impact de ses ennuis judiciaires. Vendredi elle avait fait part de son intention de ne pas se rendre le 10 mars prochain à sa convocation par les juges d’instruction en vue d’une possible mise en examen dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs d’assistants du FN au Parlement européen.