Présidentielle: «Ce n'est pas une volte-face, c'est une garantie obtenue», assure Bayrou après son alliance avec Macron

ALLIANCE Le président du MoDem a assuré n'avoir négocié aucun poste...

Clémence Apetogbor
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François Bayrou arrivant à l'Elysée le 25 juin 2016.
François Bayrou arrivant à l'Elysée le 25 juin 2016. — Yann Bohac/SIPA

Après avoir proposé une alliance à Emmanuel Macron, que ce dernier a accepté, François Bayrou a expliqué son choix sur le plateau du JT de France 2 ce mercredi soir, se défendant de toute « volte-face ».

« Tout est en place pour qu’on obtienne un changement de la politique française », a estimé dans un premier temps le président du MoDem alors que David Pujadas l’interrogeait sur la conclusion de cette alliance.

Une exigence fondamentale respectée

Interrogé sur ses récentes déclarations sur Emmanuel Macron, qu’il a notamment qualifié d’« hologramme », François Bayrou a affirmé ne pas être l’auteur d’une quelconque volte-face. « Derrière cet hologramme, il y a une tentative de très grands intérêts, financiers et autres, qui ne se contentent plus d’avoir le pouvoir politique », avait-il déclaré au micro de RMC/BFMTV.



« Ce n’est pas une volte-face, c’est une garantie obtenue », a-t-il tonné, alors que le fondateur d’En Marche s’est engagé à intégrer à son programme une loi de moralisation de la vie publique, réclamée par le maire de Pau.


« C’est une exigence sans laquelle je n’aurais pas fait cette alliance », a souligné François Bayrou.

Ce dernier s’est également défendu d’avoir réclamé des circonscriptions pour ses proches ou une place à la tête du gouvernement en cas d’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée. « Je n’ai jamais discuté de circonscriptions pour mes proches. […] Il se trouve que je ne regarde pas la situation du pays à l’aune de mon intérêt personnel. Je ne suis candidat à rien. Je suis maire de Pau et je sais que je vais apporter tout mon effort et tout ce que je suis à l’édification d’un monde politique nouveau qui lui permettra d’entrer dans une époque où on peut s’estimer même si on n’a pas les mêmes opinions. »

« Rendre l’espoir à des Français déboussolés »

« Ce qui me frappe en écoutant les diverses réactions et en recevant des messages très nombreux, c’est qu’au fond les Français attendaient qu’il y ait un espoir, que quelque chose apparaisse dans cette campagne », a déclaré le maire de Pau. « On avait l’impression d’être dans un marécage dans lequel tous les Français s’enfonçaient. » Pour sortir de cette situation, « il fallait que ça soit dans les actes, pas des paroles mais des actes. Cet acte a atteint, touché, un grand nombre de Français », a-t-il estimé.

« L’enjeu de cette alliance, c’est de rendre l’espoir à des Français déboussolés, a-t-il expliqué. Je crois que cette alliance peut faire entrer dans la réalité ce qui apparaissait impossible. Si nous y parvenons, nous pouvons faire de grandes choses ensemble. »