Présidentielle: Olivier Besancenot inquiet pour les parrainages du NPA de Philippe Poutou

PARRAINAGES Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) de Philippe Poutou, a expliqué ce lundi matin sur FranceInfo les difficultés de son parti à rassembler les 500 parrainages nécessaires…

Martin Guimier

— 

Olivier Besancenot le 26 juillet 2014 à Paris
Olivier Besancenot le 26 juillet 2014 à Paris — Pierre Andrieu AFP

Olivier Besancenot était l’invité de FranceInfo ce lundi matin. Le porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) a exprimé son inquiétude quant à la capacité de son parti à réunir les 500 promesses de parrainages, qui doivent être déposées avant le vendredi 17 mars à 18h. « On se bat pour les avoir », a-t-il expliqué. « On a dépassé la moitié, il y a un risque qu’on ne les ait pas et il y a encore un espoir qu’on les ait. Ce sera ric-rac quoi qu’il en soit ».

Un système « peu démocratique »

Il en a également profité pour tacler le nouveau système des parrainages, qui selon lui défavorise les « petits » candidats : « Les maires devront envoyer directement leur parrainage à la préfecture avec une annonce publique, ce qui va [leur] mettre encore un petit plus la pression », tout en préconisant un « un système de parrainage citoyen, populaire, beaucoup plus démocratique ».

>> A lire aussi : Les maires sans étiquette se font courtiser par les candidats

Envers qui ira le soutien de l’ancien candidat de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), au cas où le NPA ne parvient pas à réunir le nombre de parrainages nécessaire ? « Je ne peux pas répondre à une question comme ça. On a des centaines de militants, qui ne sont pas payés, qui sillonnent toute la France en dehors de leur boulot, pour arracher des signatures, ce n’est pas pour que je vous lâche : "si on ne les a pas" », a répondu Olivier Besancenot.

Pas d’alliance possible à l’extrême gauche

Quant à la question de savoir si une alliance entre partis d’extrême gauche est possible, avec les mouvements Lutte Ouvrière de Nathalie Arthaud et France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon : « c’est une vieille question. Elle était posée autour de la mobilisation Nuit debout par exemple. On s’est adressés à Lutte ouvrière qui n’a pas voulu en entendre parler. Jean-Luc Mélenchon n’a pas voulu en entendre parler non plus, si ce n’est derrière sa propre candidature par le bas », a indiqué le porte-parole du NPA.