Mon bulletin dans ton urne: Envies de «rectification», soutiens Hamon-Mélenchon et candidate LREM menacée d’inéligibilité

LEGISLATIVES Chaque matin, « 20 Minutes » vous livre les trois informations marquantes de la campagne…

M.C.
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Un bureau de vote (illustration).
Un bureau de vote (illustration). — FRANK PERRY / AFP

A peine le temps d’avaler un café ? En sortant des brumes matinales, attrapez aussi notre récap’quotidien d’une campagne corsée et régulièrement relevée de polémiques.

61 % des Français souhaitent rectifier le résultat au second tour

La majorité ne fait pas l’unanimité. Plus de 6 Français sur 10 souhaitent que les résultats du premier tour des législatives soient rectifiés au second afin de ne pas donner une majorité trop importante à la République en marche, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié jeudi. Invitées à exprimer leur souhait parmi deux options, quelque 61 % des personnes interrogées souhaitent que le second tour « rectifie le premier tour avec une majorité moins importante qu’attendue » favorable au président Emmanuel Macron, contre 37 % qui espèrent au contraire qu’il confirme le résultat du premier tour.

Ça va changer quoi, ces soutiens respectifs de Hamon et Mélenchon ?

Sauf « rectif » des électeurs, une vague Macron s’apprête à déferler sur l’Assemblée nationale. Mais quelques îlots tentent de résister. Face aux candidats de la République en marche, la « gauche » s’essaie à ce qu’elle n’a jamais réussi à faire ces derniers mois : l’unité. Interrogé par Le Gros Journal, Benoît Hamon a indiqué qu’il soutenait « sans hésiter » Farida Amrani, la candidate de La France insoumise face à Manuel Valls dans l’Essonne. Luc Carvounas, candidat PS et porte-parole du PS pour les législatives, a appelé mardi à soutenir « tous les candidats » de « gauche » qualifiés pour le second tour des législatives face aux candidats LREM.

Une candidate LREM du Val-d’Oise menacée d’inéligibilité

C’est plutôt son suppléant qui pose problème. Mais Isabelle Muller-Quoy, candidate REM dans la 1ère circonscription du Val-d’Oise arrivée en tête au premier tour, est menacée d’inéligibilité. Le suppléant de la candidate, Michel Alexeef, est en effet « président sortant du conseil des prud’hommes de Cergy-Pontoise », a détaillé Antoine Savignat (LR), l’autre candidat présent au second tour. En raison de cette fonction exercée « depuis moins d’un an », le suppléant est inéligible et « par ricochet », Isabelle Muller-Quoy l’est également, a-t-il poursuivi. « Dans ces conditions, si elle l’emporte, le Conseil constitutionnel ne pourra qu’annuler l’élection », assure le candidat des Républicains.