Le président Emmanuel Macron devrait obtenir une forte majorité à l'Assemblée nationale avec 70 à 78% des députés En marche !
Le président Emmanuel Macron devrait obtenir une forte majorité à l'Assemblée nationale avec 70 à 78% des députés En marche ! — Christophe Petit Tesson / POOL / AFP

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VIDEO. Législatives: Ils appellent à faire bloc contre la REM au second tour

En marche ! devrait obtenir entre 390 et 445 députés sur 577 après le second tour...

Pour une fois, tous les partis d’opposition sont unanimes : il faut stopper le tsunami En marche.Les partis traditionnels se sont pris une énorme claque dimanche au premier tour des élections législatives, et les valeureux qui combattent encore au deuxième tour en appellent aux électeurs pour faire barrage au tout-puissant parti du président de la République Emmanuel Macron. La REM pourrait obtenir une majorité record à l’Assemblée avec 70 à 78 % des députés.

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Le rassemblement de la droite face à « la vague » REM

Nathalie Kosciusko-Morizet (LR), en ballottage très défavorable face au candidat « société civile » de la République En Marche Gilles Le Gendre, dans la deuxième circonscription de Paris, a jugé « possible » dimanche sur France 2 de faire « entendre une voix indépendante à l’Assemblée » face à « la vague » REM, « si on se rassemble ».

« Les Français ont voulu donner une majorité au président, c’est fait », a également jugé Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais, confiante, elle a estimé que « quand on additionne les voix de la droite et celles du centre, parce qu’il y a eu quelques dissidences, quand on les additionne, on fait jeu égal avec les candidats de la République en marche. » Le chef de file LR aux législatives François Baroin, a lui appelé à un « sursaut » au second tour dans son allocution dimanche soir.

« Nous disons à tous ceux qui se sont abstenus, qui ont fait un choix différent (…) que notre pays attend des pouvoirs équilibrés et non concentrés dans un seul et même parti. Les projections en sièges annoncées montrent qu’un sursaut est indispensable pour le second tour de ces élections législatives », a-t-il affirmé.

La France insoumise se mobilise contre la concentration du pouvoir

Au grand dam de Jean-Luc Mélenchon, qui espérait encore accéder au pouvoir en remportant les élections législatives, La France insoumise n’a pas su rééditer sa performance de l’élection présidentielle, où son leader avait récolté 19,58 % des voix. Alors que les prévisions lui prédisent 13 à 23 sièges à l’Assemblée nationale, avec le PCF, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi appelé à se mobiliser contre REM. « Il y a une incontestable avance du parti du président de la République. (…) Au deuxième tour, ne donnez pas et ne permettez pas que soient donnés les pleins pouvoirs au parti du président « a-t-il déclaré dimanche soir. » C’est une concentration de pouvoir à l’Elysée, méprisante pour l’Assemblée nationale", a quant à elle réagi Raquel Garrido, la porte-parole de La France insoumise.

Le PS déplore un problème pour la démocratie

Le PS, toujours pas remis de la Présidentielle, a subi dimanche un nouveau revers. Le parti du précédent président de la République François Hollande coule à pic, avec l’espoir d’obtenir (seulement) 15 à 40 sièges à l’issue de ces élections. Le Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, battu dès le premier tour, regrette un résultat « sévère, trop sévère ». Inquiet, il interpelle directement l’électorat. « Quand je vois qu’on pourrait rester vingt députés socialistes, c’est un problème pour la démocratie. J’appelle au sursaut de tous les électeurs de gauche. »

Le FN met en cause l’abstention

Depuis son QG de campagne d’Hénin-Beaumont, Marine Le Pen, qui avait proclamé le FN « première force d’opposition » le soir du premier tour de la présidentielle, a mis en cause « l’abstention catastrophique » qui « pénalise » son parti et le scrutin majoritaire à deux tours. Le FN réclame l’instauration de la proportionnelle qui lui avait permis de faire élire 35 députés en 1986. La présidente FN a appelé ses partisans à la mobilisation, tablant sur des « réserves de voix considérables » pour l’emporter dans « plusieurs circonscriptions » même si obtenir un groupe parlementaire, longtemps objectif minimum pour les frontistes, paraît désormais hors de portée. Difficile dans ces conditions pour le parti frontiste de s’opposer au programme du président de la République Emmanuel Macron, qui devrait obtenir entre 390 et 445 députés sur 577 après le second tour.