Législatives: Dupont-Aignan qualifié mais le second tour s'annonce très compliqué

ELECTIONS Le patron de Debout la France, qui brigue un cinquième mandat dans la 8e circonscription de l'Essonne, s'est qualifié pour le second tour des législatives...

L.C.

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Le président du parti Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, à la sortie du bureau de vote pour le second tour de l'élection présidentielle le 7 mai 2017, à Yerres.
Le président du parti Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, à la sortie du bureau de vote pour le second tour de l'élection présidentielle le 7 mai 2017, à Yerres. — FRANCOIS GUILLOT / AFP

On est loin, très loin du le raz-de-marée de 2012 mais cela suffit à qualifier Nicolas Dupont-Aignan pour le second tour des législatives. Le député sortant de la 8e circonscription de l'Essonne, largement élu il y a cinq ans (avec 61,3 % des voix au second tour), est arrivé en deuxième position au premier tour du scrutin. Avec 29,75% des suffrages exprimés, il est en ballottage défavorable face au candidat de La République en marche (LREM) Antoine Pavamani, ancien cadre socialiste (35,76%).

Une volte-face à l’égard du FN

Il y a sept semaines tout semblait joué : Nicolas Dupont-Aignan, était le grand favori de ce scrutin législatif. Avec déjà quatre mandats de députés à son actif et 21 années à la tête de la mairie de Yerres, le patron de Debout la France semblait assuré d’être réélu. Mais son accord passé avec Marine Le Pen dans l’entre-deux-tours rend l’issue de la législative un peu plus incertaine.

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Nicolas Dupont-Aignan a néanmoins vu revenir dans les rangs de DLF des cadres qui lui avaient tourné le dos après l’accord avec le Front national (FN), comme Olivier Clodong, son premier adjoint à la mairie et ancien directeur de campagne pour la présidentielle. Il faut préciser que le FN a investi un candidat face à Nicolas Dupont-Aignan, Benjamin Boucher, et qu’il a exclu de siéger avec le parti de Marine Le Pen à l’Assemblée. Autant d’éléments qui lui ont permis de prendre ses distances avec les frontistes.

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Il a également pu compter sur son ancrage local : au premier tour de la présidentielle, le député-maire est arrivé en tête dans sa ville avec 28,6 % des suffrages exprimés (contre 4,7 % à l’échelle nationale), devant Emmanuel Macron (22 %) et François Fillon (14 %). Au second tour, le mariage entre Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen n’avait toutefois pas porté les fruits espérés à Yerres, où Emmanuel Macron avait obtenu 68,5 % des voix. Une poussée macroniste dont le candidat LREM espère bien profiter au second tour le 18 juin prochain.