Législatives: Le scrutin de la désunion dans le Bas-Rhin (illustration
Législatives: Le scrutin de la désunion dans le Bas-Rhin (illustration — G. Varela / 20 Minutes

ELECTIONS

Législatives: Le scrutin de la désunion dans le Bas-Rhin

A droite, à gauche, comme aux extrêmes, les candidatures bas-rhinoises aux législatives sont multiples…

  • Dans le Bas-Rhin, 132 personnes se présentent aux élections législatives pour 9 sièges.
  • En 2012, la droite avait gagné toutes les circonscriptions sauf la 1ere et la 2e, remportées par le PS, correspondant aux secteurs Strasbourg centre, ouest et sud.
  • Les élections législatives auront lieu les 11 et 18 juin.

Comme dans le Haut-Rhin, un nombre record de candidats se présente dans les circonscriptions bas-rhinoises auxélections législatives des 11 et 18 juin. Soit 132 personnes pour neuf sièges à l’Assemblée nationale. Ce qui sous-entend une diversité des candidatures à droite, à gauche mais aussi aux extrêmes. Une aubaine pour La République en marche (LREM) ? Rien n’est moins sûr, le terrain -notamment dans les milieux plus ruraux- ne semble pas favorable aux nouvelles figures de la majorité présidentielle.

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La droite pas en totale harmonie avec le centre. Cinq députés Les Républicains sortants se représentent pour porter la candidature de la droite et du centre. Dans la 2e et 9e circonscription du Bas-Rhin néanmoins, les choses sont moins évidentes. Des candidats LR et UDI vont s’affronter : Jean-Philippe Maurer (LR) et Pascale Jurdant-Pfeiffer (UDI) à Strasbourg sud ainsi qu’Etienne Wolf (LR) et Vanessa Wagner (UDI) du côté de Brumath-Haguenau.

Le Front national et les plus petits partis. Au vu des résultats du premier tour de l’élection présidentielle, le Front national a une carte à jouer dans les circonscriptions les plus éloignées de la ville-centre puisque Marine Le Pen arrive en tête du premier tour dans la 5e, 6e, 7e, 8e et 9e circonscription. Et peut-être plus encore dans cette dernière où le député sortant Claude Sturni (LR) ne se représente pas et où le candidat de la droite devra donc affronter un UDI.
Mais le FN doit lui aussi faire face à des candidatures qui pourraient séduire son électorat : en dehors de la 1ere et 2e circonscription, des candidats Debout la France sont investis partout. Par ailleurs, certaines circonscriptions comptent des candidatures de l’Union des patriotes, mouvement créé par Jean-Marie Le Pen.

Le choix à gauche. Dans quasiment chacune des circonscriptions du département, il y aura des candidatures socialistes, celles de la France insoumise, du Parti communiste et d’extrême gauche ou encore différentes candidatures écologistes. Faute d’alliance ou d’accord, il y a là un vrai morcellement qui devrait voir les voix de gauche s’éparpiller.

Est-ce que le PS arrivera à sauver ses deux circonscriptions ? C’est l’une des questions qui découle forcément de la multiplicité des candidatures à gauche : les deux seules circonscriptions bas-rhinoises, la 1ere et la 2e (soit Strasbourg centre, ouest et sud), aux mains du PS verront-elles la réélection de, respectivement, Eric Elkouby et Philippe Bies ? Outre le pullulement des partis de sensibilité de gauche, les deux socialistes auront des candidatures LREM face à eux. Philippe Bies affrontera notamment Christel Kohler, suppléante de Sylvain Waserman, alors qu’ils avaient fait campagne sur la même liste aux dernières élections municipales à Strasbourg. Quand la division de la majorité municipale prend forme….
Ajoutez à cela le faible score à Strasbourg du socialiste Benoît Hamon à la présidentielle : il était sous la barre des 10 %, l’électorat de gauche s’étant réparti entre les candidatures d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon qui sont sortis en tête du premier tour dans la capitale alsacienne.