Législatives: La France insoumise se met en rang pour les élections

POLITIQUE Pour les élections législatives de juin, la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon a investi ou soutient 567 candidats…

A.-L.B. avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, candidat aux législatives, le 20 mai 2017 à Marseille
Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, candidat aux législatives, le 20 mai 2017 à Marseille — Claude Paris/AP/SIPA

Pas moins de 7.882 candidats participeront aux élections législatives des 11 et 18 juin, selon la liste officielle publiée ce mardi par le ministère de l’Intérieur. La France insoumise, sous la houlette de Jean-Luc Mélenchon, a investi ou soutient 567 candidats.

Le but de ces échéances est résumé ce mardi par Bastien Lachaud, directeur de la campagne des législatives : « Imposer une cohabitation à Emmanuel Macron ». Un souhait qui pourrait se réaliser grâce à « la dynamique » observée sur le terrain et « les sondages qui existent et sont prescripteurs », a-t-il dit lors d'une conférence de presse. L’homme, par ailleurs candidat dans la 6e circonscription de Seine-Saint-Denis, a estimé que « si les sept millions d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon revotent pour nous, nous serons capables d’être au second tour dans plus de 400 circonscriptions [sur 577] ».

Communication des candidats

Du côté des candidats, on retrouve tous les âges et les professions, mais aussi des chômeurs et des précaires, a précisé mardi Martine Billard, secrétaire nationale du Parti de gauche à l’écologie. La moyenne d’âge des candidats est de 41 ans selon l’ex-porte-parole de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, la plus jeune candidate aux législatives ayant 18 ans.

Pour faire connaître les candidats, des mini-portraits en vidéo sont diffusés sur les réseaux sociaux. Concis et bien léchés, ils portent la marque de fabrique de la stratégie numérique du mouvement qui s’est illustré par plusieurs coups de communication pendant la campagne présidentielle. Ressemblant à un « média training », une prof, un économiste ou encore une fonctionnaire territoriale expliquent en 1’30 leur parcours et un thème qui leur tient à cœur. Leurs éventuelles précédentes campagnes électorales sont tues.

Pour cette campagne de trois semaines, les enjeux sont énormes pour la France insoumise. Avec 19,58 % des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle totalisées par Jean-Luc Mélenchon, le mouvement compte surfer sur la vague lancée par le député européen pour pousser les portes de l’Assemblée nationale et peser dans l’hémicycle avec un groupe parlementaire (15 députés minimum).

Divisions des gauches pour former une opposition

Les places seront cependant chères. La faute, notamment, à la division des mouvements et des partis des gauches pour ces échéances après des polémiques parfois violentes. Ainsi, dans une écrasante majorité de circonscriptions, communistes, Insoumis et Ecologistes mettent leurs candidats en concurrence.

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« Même quand on fait une offre de rassemblement intelligente, respectueuse de tous, le fait que la main ne soit pas saisie est assez terrible », a déploré lundi Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste. « Il y a une erreur à penser qu’une seule formation politique, celle de La France insoumise, va définitivement remplacer absolument tout le monde à gauche », a-t-il renchéri mardi.

Reste enfin le nerf de la guerre pour la France insoumise : un appel aux dons pour financer la campagne de ses candidats au niveau national a pour l’instant permis de réunir « plus de la moitié » du million d’euros nécessaire, a précisé mardi Bastien Lachaud.

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