Le président du Crif se défend d'avoir appelé à voter Sarkozy

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Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, se défend d'avoir soutenu Nicolas Sarkozy à la présidentielle, dans une réponse au directeur de Radio J qui lui a demandé jeudi de "dégager".
Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, se défend d'avoir soutenu Nicolas Sarkozy à la présidentielle, dans une réponse au directeur de Radio J qui lui a demandé jeudi de "dégager". — Jacky Naegelen afp.com

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, se défend d'avoir soutenu Nicolas Sarkozy à la présidentielle, dans une réponse au directeur de Radio J qui lui a demandé jeudi de «dégager».

Jeudi, Serge Hadjenberg a notamment reproché un supposé soutien de Richard Prasquier à Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle, concluant son éditorial d'un «Dégage!» à l'attention du président du Crif. «Ce qu'il dit est faux, totalement faux. Je n'ai en particulier apporté aucun soutien à aucun candidat», a déclaré Richard Prasquier dans un entretien téléphonique à l'AFP. Le directeur de Radio J, Serge Hadjenberg est «un individu isolé qui utilise sa radio pour exhaler ses haines et ses frustrations», et dont les reproches sont «un ramassis d'incohérences et de mensonges», a-t-il ajouté.

«Nicolas Sarkozy a tissé des liens forts avec la communauté juive de France»

Dans une tribune publiée par le journal israélien Haaretz, Richard Prasquier avait écrit qu'«au cas où François Hollande serait élu président de la France, pour la communauté juive, la question centrale porterait sur l'influence que pourraient exercer ces dirigeants socialistes qui ont une vision négative de la politique d'Israël et, au-delà d'eux, les partis gauchistes et les Verts qui manifestent une profonde hostilité à Israël et qui sont au premier rang de tout mouvement, déclaration ou pétition anti-israélienne».

Parallèlement, il soulignait que «Nicolas Sarkozy a tissé des liens forts avec la communauté juive de France, connaît bien Israël et éprouve une profonde sympathie pour ce pays, dont il use parfois pour réprimander le gouvernement israélien». «J'ai exprimé vis-à-vis des lecteurs israéliens les inquiétudes de la communauté juive de France sans avoir jamais donné de consigne de vote», a encore déclaré Richard Prasquier vendredi à l'AFP.