Najat Vallaud-Belkacem: «Nous avons besoin» de Ségolène Royal

avec AFP

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Le président français François Hollande a salué mercredi en Conseil des ministres le pacte "très cohérent, simple et responsable" présenté mardi par Jean-Marc Ayrault sur la compétitivité, a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.
Le président français François Hollande a salué mercredi en Conseil des ministres le pacte "très cohérent, simple et responsable" présenté mardi par Jean-Marc Ayrault sur la compétitivité, a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. — Francois Guillot afp.com

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, proche de Ségolène Royal, a estimé ce lundi que la défaite ce celle-ci à La Rochelle constituait «une ombre importante au tableau» du succès législatif de la majorité présidentielle, ajoutant: «nous avons besoin d'elle».

«C'est évidemment une ombre importante au tableau», a déclaré la ministre de Droits des femmes sur France Inter après avoir salué «le très beau résultat» de la gauche. «Une candidate légitime du PS, de la gauche, a fini par être battue par un homme à l'ambition personnelle extrêmement importante et qui s'est laissé instrumentaliser par une droite locale prête à tout pour battre Ségolène Royal», a-t-elle analysé.

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La présidente de Poitou-Charentes a été «victime d'une machination», a affirmé Najat Vallaud-Belkacem pour qui son adversaire victorieux, Olivier Falorni, dissident du PS, «ne doit pas appartenir au groupe socialiste» à l'Assemblée.

Ségolène Royal peut-elle encore jouer un rôle de premier plan dans la majorité? «C'est évident», a répondu la porte-parole, qui a expliqué: «Elle a joué au plan national un rôle extrêmement important qui a même préparé, à mon avis, la victoire de la gauche pour ces élections présidentielle». «Elle a beaucoup contribué à rénover la vie politique».

«Aujourd'hui, nous avons besoin d'elle. De quelle manière peut-elle jouer un rôle, c'est à elle d'en décider, c'est aussi une discussion collective que nous devons avoir, mais moi, j'espère qu'elle continuera à se faire entendre», a poursuivi la ministre.