Législatives: Les losers du second tour

POLITIQUE Les grands perdants de la soirée...

Julien Ménielle

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Ségolène Royal, François Bayrou, Marine Le Pen, Claude Guéant, Nadine Morano et Jack Lang.
Ségolène Royal, François Bayrou, Marine Le Pen, Claude Guéant, Nadine Morano et Jack Lang. — SIPA - M. LIBERT / 20 MINUTES

Il y a ceux qui entrent à l’Assemblée nationale, ceux qui voient la porte du Palais Bourbon leur claquer au nez, et ceux qui doivent faire leur cartons et libérer leur bureau. Le point sur les principaux perdants de ce second tour des législatives.

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François Bayrou

Le grand perdant, c’est lui. Battu dans son fief de Pau, le président du MoDem n’a plus aucun mandat électif. Une défaite qui s’annonçait déjà au soir du premier tour, analysée alors par l’intéressée comme le résultat de son choix de voter pour François Hollande au second tour de la présidentielle. Un échec qui va l’amener à «changer la forme de (s)on engagement» et «prendre le recul qui s’impose», a déclaré ce dimanche soir le député sortant.

Marine Le Pen

Il y aura bien une Le Pen à l’Assemblée, mais pas Marine. Car si sa nièce Marion Maréchal-Le Pen devient à 22 ans la plus jeune députée de l’histoire, la présidente du FN rate son entrée au palais Bourbon, 56 ans après son père, pour un peu plus de 110 voix. Marine Le Pen a déjà réclamé un recompte des bulletins.

Nadine Morano

«Je vous réserve une surprise à 20h», déclarait dans la journée l’ancienne ministre de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle. La surprise, c’est que celle qui avait fait les yeux doux aux électeurs du FN entre les deux tours ne reviendra pas à l’Assemblée nationale. En réaction à sa défaite à Toul, la Mosellane a de nouveau dénoncé une manipulation de Gérald Dahan, l’humoriste qui l’a piégée avec un canular téléphonique dans lequel elle disait toute sa sympathie pour Louis Alliot et le talent qu’elle reconnaissait à Marine Le Pen.

Claude Guéant

Autre symbole de la course à la droitisation made in Sarkozy, l’ancien ministre de l’Intérieur paie lui aussi le prix du changement. Un changement tout relatif, puisque ce n’est pas la candidate PS mais un dissident UMP qui ravit à Claude Guéant son siège de député. Sans mandat, l’ancien préfet va désormais devoir trouver un emploi, ou penser à goûter, à 67 ans, à une paisible retraite.

Michèle Alliot-Marie

L’année2011 a été celle de la chute pour MAM, 2012 ne sera pas celle de la renaissance. Michèle Alliot-Marie, qui avait dû quitter son poste de ministre des Affaires étrangères pour avoir voyagé dans l’avion privé d’un ami du président tunisien Ben Ali au tout début du printemps arabe, espérait rebondir à l’Assemblée. Raté, l’ancienne ministre a été battue dans la 6e circonscription de Pyrénées-Atlantiques.

Ségolène Royal

En 2007, la socialiste avait raté l’Elysée. Mais cette fois, c’est un adversaire de gauche qui a battu Ségolène Royal à La Rochelle. «Ce soir, c'est un député de droite qui est élu, puisqu'il recueille plus de 75% des voix de la droite», a pourtant réagi avant même 20h la candidate malheureuse. Malheureuse mais pas à la rue, puisque Ségolène Royal reste présidente du conseil général de Poitou-Charentes.

Jack Lang

Le parachutage est un sport dangereux, même pour un sportif expérimenté. Conseiller de Paris dans les années 80, député du Loir-et-Cher entre 1986 et 2000 puis du Pas-de-Calais depuis 2002, Jack Lang pensait effectuer un retour gagnant dans ses Vosges natales. Pari perdu pour l’ancien ministre face à un adversaire UMP qu’il avait devancé au premier tour.

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