Législatives: 2 électeurs UMP sur 3 pour des accords locaux avec le FN, selon un sondage

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Deux électeurs de l'UMP sur trois sont pour un accord de désistement mutuel entre un candidat de droite et un autre FN quand il s'agit de battre un candidat de gauche au second tour, selon un sondage Ipsos/Logica Business Consulting réalisé jusqu'à la veille du scrutin.
Deux électeurs de l'UMP sur trois sont pour un accord de désistement mutuel entre un candidat de droite et un autre FN quand il s'agit de battre un candidat de gauche au second tour, selon un sondage Ipsos/Logica Business Consulting réalisé jusqu'à la veille du scrutin. — Remy Gabalda afp.com

Deux électeurs de l'UMP sur trois sont pour un accord de désistement  mutuel entre un candidat de droite et un autre FN quand il s'agit de  battre un candidat de gauche au second tour, selon un sondage Ipsos/Logica Business Consulting réalisé jusqu'à la veille du scrutin.

66%  des électeurs UMP sont favorables à ce scénario tandis que 34% y sont  opposés. Les proportions sont respectivement de 64% et 34% pour les  électeurs du Front national, selon cette enquête faite pour France  Télévisions, Radio France, Le Monde et Le Point.

86% des électeurs de gauche contre ce type d'accords

Avant  de répondre à cette question, les sondés s'étaient vu préciser qu'«il  s'agirait pour celui des deux candidats (droite et FN, ndlr) ayant fait  le moins bon score de se retirer pour soutenir l'autre et faire barrage à  la gauche». Si l'on considère l'ensemble des personnes interrogées, 61%  sont opposés à des accords de désistements locaux droite-FN, tandis que  39% y sont favorables. Les électeurs de gauche sont en effet à une écrasante majorité (86%) hostiles à de telles pratiques.

D'autre  part, en cas de duel au second tour opposant un candidat de gauche à un  candidat du FN, 14% seulement des électeurs de l'UMP souhaitent que «le  candidat de droite éliminé au 1er tour appelle à voter pour le candidat  de gauche pour faire barrage au candidat du FN» (38% pour l'ensemble  des sondés de toutes préférences partisanes).

41% souhaitent que  le candidat de droite «appelle à voter pour le candidat du FN pour faire  barrage au candidat de gauche» (23% pour tous les sondés). Enfin, 45%  des électeurs de l'UMP souhaitent que le candidat de droite «ne donne  pas de consigne de vote ou appelle à voter blanc» (39% pour l'ensemble  des sondés).

51% pour que le cnadidat de gauche ne donne pas de consigne de vote

Par  ailleurs, en cas de duel au second tour entre un candidat de droite et  un candidat du FN, les électeurs de gauche sont très partagés: 47% (50%  pour les sympathisants socialistes) souhaiteraient que le candidat de  gauche éliminé «appelle à voter pour le candidat de droite pour faire  barrage au candidat du FN» mais 49% (46% des sympathisants PS)  préfèreraient «qu'il ne donne pas de consigne de vote ou appelle à voter  blanc».

S'agissant de l'ensemble des sondés, 51% souhaitent que  dans cette hypothèse le candidat de gauche ne donne pas de consigne de  vote, 39% qu'il appelle à voter pour le candidat de droite, 10% qu'il  appelle à voter FN.

Sondage réalisé du 7 au 9 juin par internet  auprès d'un échantillon de 3.087 personnes inscrites sur les listes  électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et  plus. Méthode des quotas.