Législatives: L'UMP se réconforte au premier tour

POLITIQUE Le parti limite la casse...

à l'UMP, Anne-Laëtitia Béraud
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Roger Karoutchi et Brigitte Kuster, la maire du 17e arrondissement.
Roger Karoutchi et Brigitte Kuster, la maire du 17e arrondissement. — WITT / SIPA

De notre envoyée spéciale au QG de l'UMP

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Au siège de l’UMP, un enthousiasme raisonnable agite les rares responsables présents, les candidats étant dans leurs fiefs électoraux, à l’instar de Jean-François Copé, qui doit néanmoins faire une apparition rue de Vaugirard vers 22h. En se trouvant au coude-à-coude avec le PS, le parti est persuadé qu’«il n’y a pas d’adhésion, pas de désir des socialistes», explique-t-on au parti. 

«On n’a pas à rougir ce soir, il n’y a pas eu de vague rose, même si on a bien senti qu’il n’y avait pas de vague bleue», annonce Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine. «Ce soir il n’y a pas de défaite ni de catastrophisme annoncé, le PS n’a pas eu de majorité absolue», analyse Bruno Beschizza, candidat UMP pour la 3e circonscription de Seine-Saint-Denis.

«Pas de catastrophisme annoncé»

«La bataille des idées n’est pas perdue, après la chasse à l’homme contre Nicolas Sarkozy à la présidentielle», continue le conseiller régional. Un conseiller compare quant à lui cette élection aux législatives de 1988, tablant sur 240 à 270 sièges à l’Assemblée nationale.

Les cas des triangulaires, entre 30 et 40 selon l’UMP, doivent être tranchés lundi, lors d’un bureau politique du parti. «Ce sera du cas par cas. Mais quand je vois l’attitude pas républicaine de militants PS en Seine-Saint-Denis, qui font de la diffamation, des vandalisations, des insultes et des intimidations, je n’ai pas envie d’appeler à voter socialiste», explique Bruno Beschizza, candidat dans le 93.


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