PCF: Pierre Laurent est «inquiet» de «l'obsession» du PS d'avoir la majorité absolue à l'Assemblée

© 2012 AFP

— 

A l'image de Jean-Luc Mélenchon, devancé par Philippe Kemel (PS) à Hénin-Beaumont, bon nombre de députés sortants communistes ont été battus par des socialistes, rendant difficile un groupe FG à l'Assemblée, un choc pour le PCF après des années de chute inexorable.
A l'image de Jean-Luc Mélenchon, devancé par Philippe Kemel (PS) à Hénin-Beaumont, bon nombre de députés sortants communistes ont été battus par des socialistes, rendant difficile un groupe FG à l'Assemblée, un choc pour le PCF après des années de chute inexorable. — Bertrand Langlois afp.com

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, s'est dit «inquiet» ce mardi de «l'obsession» des socialistes à vouloir une majorité absolue à l'Assemblée nationale. «Cela m'inquiète que l'on soit si obsédé à vouloir une majorité absolue de socialistes», a-t-il déclaré, lors de l'émission  Preuves par 3 Public Sénat/AFP.

Que la majorité de gauche «soit composée de différentes familles de la gauche me paraît plutôt une garantie (...) pour avancer dans le bon sens», a-t-il ajouté. «C'est étonnant alors que quand on veut gagner une élection présidentielle on compte sur les 4 millions de voix du Front de gauche», a-t-il lancé faisant remarquer que «pas un seul député socialiste ne sera élu avec les seules voix qu'il aura eues au premier tour».

Il y a «toute une série de circonscriptions où nous sommes en position de conquête»

Plusieurs ténors du PS, dont le député Jean-Christophe Cambadélis ou le patron des sénateurs PS, François Rebsamen, ont souhaité ce mardi que le PS obtienne une majorité absolue à lui tout seul pour «faciliter les prises de décision». «Avoir à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui compte de nombreux députés du Front de gauche nous parait être une condition de la réussite du changement», a insisté Pierre Laurent.

Interrogé sur le sondage Ipsos-Logica donnant de 21 à 23 sièges au Front de gauche, le dirigeant communiste a indiqué que «si les électeurs nous en donnaient 30 ce serait parfait». Assurant qu'il y avait «toute une série de circonscriptions où nous sommes en position de conquête» il a cité comme gagnables, «le Pas-de-Calais, le Nord, l'Aisne, la Meurthe-et-Moselle à Longwy, l'Isère, les Bouches-du-Rhône, la loire, l'Eure».

Il a écarté le risque que le Parti de gauche n'ait aucun député, ce qui serait «gênant et injuste», estimant que Jean-Luc Mélenchon sera élu à Hénin-Beaumont mais aussi Marc Dolez dans le Nord, Joseph Rossignol dans le Val de Marne, François Delapierre dans l'Essonne.