Pour François Fillon, «il n'y a plus de leader naturel à l'UMP»

E.O.

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Depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n'y a plus, à l'UMP, de leader naturel», affirme l’ex-Premier ministre dans une interview au Figaro magazine rendue publique ce mercredi. Ainsi, «il y aura une compétition» après les législatives, au moment de l’élection du président du parti. «Mais la compétition ne signifie pas la division», souligne François Fillon.

«La confrontation des idées, ce n'est pas la guerre. Comment désigner un président de l'UMP légitime sans l'onction du suffrage des militants?» demande encore le candidat aux législatives, qui estime que l’éclatement constitue «un risque, car c’est un mariage récent». «Le risque est aggravé par la défaite présidentielle et le serait encore plus en cas de mauvais résultats aux législatives. Le maintien de l'UMP est fondamental. Il n'est pas possible d'exercer le pouvoir si on n'a pas une formation capable de représenter 30% des électeurs», avertit-il.