Législatives: UMP et Nouveau Centre «main dans la main» dans la bataille

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Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a mis en garde mardi les électeurs tentés par le vote FN en affirmant que "quand on vote Front national, on a la gauche qui passe" et "on a (Christiane) Taubira", la garde des Sceaux, devenue la principale cible de la droite.
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a mis en garde mardi les électeurs tentés par le vote FN en affirmant que "quand on vote Front national, on a la gauche qui passe" et "on a (Christiane) Taubira", la garde des Sceaux, devenue la principale cible de la droite. — Bertrand Langlois afp.com

Les patrons de l'UMP et du Nouveau Centre, Jean-François Copé et Hervé Morin, se sont réjoui ce mardi que les deux partis affrontent «main dans la main», selon Jean-François Copé, les législatives des 10 et 17 juin, lors d'une conférence de presse commune à l'Assemblée nationale.

«Nous avons une stratégie commune en termes d'organisation sur le terrain avec, dans de très nombreux cas, des candidatures communes et le fait que nous partageons l'essentiel sur ce qui concerne le projet pour la France. Nous sommes la main dans la main avec nos amis du Nouveau Centre», a déclaré le secrétaire général de l'UMP. A ses côtés, le président du Nouveau Centre a renchéri en soulignant que les deux partis, qui ont gouverné ensemble pendant cinq ans, avaient «deux tiers de candidatures communes» aux législatives, notamment dans la quasi-totalité des circonscriptions où le député sortant est UMP ou NC.

«Faire barrage à la politique de François Hollande»

Ailleurs, il y a «un tiers de primaires, avec un engagement réciproque de soutien à l'issue du premier tour et cette idée de faire barrage à la politique de François Hollande qui est néfaste pour le pays», a ajouté Hervé Morin, qui fut ministre de la Défense de 2007 à 2010. Il en a profité pour rappeler la «vieille histoire commune» l'unissant à Jean-François Copé, les deux hommes ayant été chargés de la rédaction du programme gouvernemental RPR-UDF au lendemain de la dissolution de 1997, qui avait finalement entraîné le retour de la gauche au pouvoir.

Jean-François Copé, qui n'évoque plus «la cohabitation» comme l'objectif de l'UMP, a réaffirmé la nécessité de «tout faire pour empêcher l'irréparable», induit selon lui par le programme du président François Hollande. «J'alerte les Français en leur disant "attention, il faut que vous puissiez voter pour le plus grand nombre de députés de nos formations politiques parce qu'il en va de l'intérêt vital de la France"», a-t-il lancé.

Mise en garde contre le vote FN

«Ces élections législatives doivent être le moment et le moyen de dire aux Français "attention, regardez précisément ce qui est en train de se faire"», a rebondi, sur la même tonalité, Hervé Morin. «Il faut faire en sorte que nous ayons le maximum de parlementaires mais aussi que nous gagnions ces législatives. Je continue à dire qu'il n'y a aucune envie de François Hollande, que c'est d'abord et avant tout une victoire par défaut», a-t-il ajouté lors de cette conférence de presse à laquelle assistaient également Philippe Vigier, secrétaire général du Nouveau Centre, et Yvan Lachaud, président du groupe NC à l'Assemblée nationale.

Jean-François Copé a également mis en garde les électeurs tentés par le vote FN. Lors des législatives, «la question est aussi de nous adresser à ceux de nos compatriotes qui ont voté Front national à la présidentielle et de leur dire "attention, l'expression du ras-le-bol, de l'exaspération a pour conséquence de faire passer la gauche, parce qu'il y a une alliance objective entre Marine Le Pen et François Hollande"», a-t-il dit.

«Je dis aux Français qui ont envie de voter Front national qu'en votant Front national, on a la gauche qui passe. Donc, quand on vote Front national, on a Taubira et l'annulation des tribunaux correctionnels pour mineurs qui ont commis des actes passibles de plus de trois ans de prison», a-t-il affirmé. «Donc j'invite à ce qu'on fasse très, très, très attention car ce vote pour les législatives est un vote capital pour l'avenir de notre pays», a-t-il poursuivi.