Gouvernement: Aurélie Filippetti, une normalienne à la Culture et à la Communication

PORTRAIT La députée de Moselle entre au gouvernement de Jean-Marc Ayrault...

Anne-Laëtitia Béraud

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Aurélie Filippetti sur scène lors du meeting de François Hollande le 29 avril 2012 à Bercy.
Aurélie Filippetti sur scène lors du meeting de François Hollande le 29 avril 2012 à Bercy. — C. PLATIAU / REUTERS

C’est une normalienne, jusqu’alors chargée des médias, de l’audiovisuel et de la culture dans l’équipe du candidat François Hollande qui atterrit au ministère de la Culture et de la Communication. La députée PS de Moselle, qui, à 39 ans, fait partie de la jeune garde du PS, ne compte néanmoins pas devenir une «hollandette» pour faire joli sur les photos. Soutien de François Hollande dès les primaires socialistes, la députée s’est imposée au sein du parti sur plusieurs sujets de société.

Issue d’une famille ouvrière, cette ancienne de Normale Sup’Fontenay-Saint-Cloud débute comme enseignante, avant de rejoindre les Verts en 1999, et devenir conseillère d’Yves Cochet, alors ministre de l’Ecologie sous Lionel Jospin. Elue conseillère municipale du 5e arrondissement de Paris en 2001, elle tente les législatives dans la capitale l’année suivante, en vain.

Culture et nucléaire

Aurélie Filippetti claque la porte des Verts au printemps 2006 pour rejoindre le Parti socialiste, et rapidement l’équipe de campagne de Ségolène Royal comme conseillère et «plume». Après la défaite de sa championne, elle réussit à se faire élire aux législatives de mai 2007 dans la 8e circonscription de Moselle, mais reste proche de l’ancienne candidate à la présidentielle.

Lors des primaires socialistes, elle soutient néanmoins François Hollande, et intègre l’équipe de campagne du candidat comme responsable du pôle culture. On la voit à l’occasion durant la campagne, comme une chauffeuse de salle occasionnelle lors des grands meetings du candidat. La députée, qui n’a pas renoncé à l’écriture – elle a écrit en 2003 Les derniers jours de la classe ouvrière- est aussi calée sur le nucléaire, sur lequel elle a planché pour le PS après l’accident de Fukushima en mars 2011.